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Les villes bulles de la LNH, un concept qui marquera l'histoire du sport au Canada

L'amphithéâtre est vide depuis que la LNH a suspendu ses activités le 12 mars 2020

L'Aréna Scotia Bank, domicile des Maple Leafs de Toronto, accueillera en partie les séries éliminatoires 2020 de la LNH (archives).

Photo : The Canadian Press / Joshua Clipperton

L'année 2020 pourrait certainement faire l'objet d'un manuel à elle seule dans les livres d'histoire. L'impact de la COVID-19 sur les différents circuits du sport professionnel serait un chapitre non négligeable.

Le concept de villes bulles mis de l'avant par la Ligue nationale de hockey (LNH), mais aussi par la National Basketball Association et la Major League Soccer (MLS), mérite qu'on s'y attarde plus particulièrement.

C'est du jamais vu, reconnaît d'entrée de jeu l'historien du sport et professeur à l'Université d'Ottawa, Hugues Théorêt.

L'Association des joueurs de la Ligue nationale de hockey (AJLNH) et la LNH ont accepté toutes les deux de ratifier l'entente de retour au jeu, vendredi soir. La reprise de la saison 2019-2020, prévue le 1er août, se fera exclusivement en sol canadien dans deux environnements contrôlés, des villes bulles.

Qu'on tienne les séries de la Coupe Stanley à Toronto et à Edmonton et qu'on aille couronner le champion de la Coupe Stanley à Edmonton, c'est une excellente nouvelle pour le hockey au Canada.

Hugues Théorêt, historien du sport et professeur à l'Université d'Ottawa

Je pense que ça a une importance capitale pour les amateurs de hockey au Canada. Ces dernières années, on a remarqué que Gary Bettmann a un petit faible pour les villes américaines, constate M. Théorêt, en faisant référence aux équipes d'expansion accordées à Las Vegas et Seattle.

L'AJLNH et la LNH en ont également profité pour renouveler la convention collective. La nouvelle entente, qui prendra fin au terme de la saison 2025-2026, permettra notamment aux joueurs de participer aux Jeux olympiques d'hiver de 2022 à Pékin en Chine et ceux de 2026, à Milan et Cortina d'Ampezzo en Italie.

J'ai beaucoup de respect pour le hockey amateur, mais moi je pense qu'aux Jeux olympiques, c'est important d'envoyer les meilleurs athlètes dans leur sport, estime l'historien.

Rappelons que les Jeux olympiques d'hiver de 2018, à PyeongChang en Corée du Sud, s'étaient déroulés sans les joueurs de la LNH.

Pas la première saison interrompue par une pandémie

Cette nouvelle entente donne bon espoir aux amateurs de hockey que la Coupe Stanley sera bel et bien soulevée avant la fin du calendrier 2020, un luxe qui n'a pas toujours été possible en contexte de pandémie.

Lorsqu'il y a eu la grippe espagnole pendant la Première Guerre mondiale, la série de la Coupe Stanley avait été annulée. C'est la première fois dans l'histoire de la LNH qu'il n'y a pas eu de champion de la Coupe Stanley, rappelle M. Théorêt.

L'historien fait ici référence à la finale de la saison 1918-1919, qui opposait les Canadiens de Montréal aux Metropolitans de Seattle.

Le 1er avril 1919, il y avait tellement de cas parmi les joueurs des deux équipes qu'ils ont dû mettre fin à la série qui était égale 2 à 2, raconte Hugues Théorêt.

Quelques jours après l'annulation de la série, le joueur des Canadiens Joe Hall est décédé du virus dans un hôpital de Seattle.

Pour éviter que l'histoire se répète, la LNH a mis en place de nombreuses précautions pour éviter que les joueurs ne contractent la COVID-19. Seul le temps nous dira si les villes bulles auront laissé la marque positive qu'on leur souhaite dans les pages d'histoire.

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