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Un accès plus difficile à des magazines de langue française

Des étagères de magazines dans un commerce.

Les étagères du Hearst Corner Store ne comptent plus de magazines en langue française.

Photo : Radio-Canada / Francis Bouchard

Des francophones du Nord-Est ontarien sont privés de magazines de langue française depuis le début de la pandémie de la COVID-19.

C’est le cas dans plusieurs villes, dont Hearst.

Pendant environ deux mois, le dépanneur Hearst Corner Store n’a pas reçu de magazines de langue française et de langue anglaise.

Une des propriétaires, Line Veilleux-Poliquin, explique que le commerce reçoit maintenant des magazines de langue anglaise grâce à un nouveau distributeur.

Par contre, celui-ci ne distribue plus les magazines de langue française, qui étaient obtenus auparavant auprès d’un autre distributeur à Rouyn-Noranda, en Abitibi-Témiscamingue.

À cause de la Covid, il (le distributeur) ne pouvait pas traverser la frontière avec le Québec. Il n’a pas recommencé. On essaie d’avoir une communication entre les deux, mais ça ne se fait pas, affirme Line Veilleux-Poliquin.

Une femme à côté d'une étagère de magazines.

Line Veilleux-Poliquin, du Hearst Corner Store, tente de ravoir des magazines de langue française dans son commerce.

Photo : Radio-Canada / Francis Bouchard

Le distributeur du Québec pourrait envoyer les magazines grâce à un autre moyen de transport, mais les coûts sont jugés trop élevés par tous.

On continue à travailler. J’espère qu’un jour, ça va se régler, affirme Mme Veilleux-Poliquin.

Le Hearst Corner Store comptait plusieurs clients pour les magazines de langue française. 

Ils sont déçus. Ils sont habitués, c’est comme une routine. Il y en a qui aiment lire avec un livre, pas toujours sur Internet.

Line Veilleux-Poliquin, propriétaire de Hearst Corner Store.

Une cliente, Louise Rhéaume, affirme qu’elle manque de pouvoir acheter de façon hebdomadaire la revue La Semaine et le TV Hebdo.

J’aime garder mon français proche de moi. Je lis dans les deux langues, mais j’aime bien avoir ma revue francophone.

Louise Rhéaume.

De son côté, la Bibliothèque publique de Hearst continue de recevoir des revues de langue française grâce à des abonnements par la poste.

Même la bibliothèque demeure fermée en raison de la pandémie, la directrice, Francine Daigle, souligne que des membres peuvent emprunter des livres et des revues grâce à un service de collecte à la porte.

À défaut d’avoir de pouvoir vendre des magazines de langue française pour le moment, le Hearst Corner Store offrira la semaine prochaine des jeux en français, comme des mots-mystères.

J’ai trouvé quelqu’un qui va dans ce coin-là et j’ai demandé qu’il m’en apporte pour pouvoir en avoir pour les personnes qui en demandent, affirme Line Veilleux-Poliquin.

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