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La tordeuse des bourgeons de l’épinette continue ses ravages au Saguenay-Lac-Saint-Jean

Les aiguilles saines et vertes d'un conifère se retrouvent à côté d'autres aiguilles brunes en train de sécher.

L'impact du passage de la tordeuse des bourgeons de l'épinette est remarquable sur plusieurs branches.

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

Flavie Villeneuve

Cimes brunies, troncs secs, la tordeuse des bourgeons de l'épinette n'offre pas une belle carte postale quand on arrive à Saguenay.

Et, ce n’est pas terminé, confie l’ingénieur en foresterie Dominique Déry devant un bosquet complètement ravagé à l’entrée de la réserve faunique des Laurentides.

Un homme se trouve en forêt.

L'ingénieur en foresterie Dominique Déry travaille sur des plans spéciaux pour protéger les forêts publiques de l'épidémie de la tordeuse des bourgeons de l'épinette.

Photo : Radio-Canada

Une épidémie de tordeuse des bourgeons de l'épinette dure de 10 à 15 ans et selon les plus récents chiffres analysés par le Ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs, la crise devrait perdurer encore quelques années dans la région.

Les principaux foyers d'infestation de la tordeuse des bourgeons de l'épinette

  • le nord du Lac-Saint-Jean
  • la vallée du Saguenay
  • les monts Valin

Arroser les forêts saines pour les préserver

Pour protéger les milieux boisés, le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs met en application plusieurs solutions depuis une dizaine d’années.

Ce qu'on arrose, c'est ce qui va être récolté dans le futur [lointain]. Ce qui va être récolté dans les prochaines années, on ne l'arrose pas, car les arbres vont survivre jusque là, explique Dominique Déry.

L’arrosage diminue la présence de la tordeuse des bourgeons de l'épinette. Les forêts privées ont pu être protégées grâce à cette technique. Cependant, à cause de la pandémie, le ministère a arrosé moins de 20 % du territoire prévu dans les forêts publiques.

Il y a eu suspension à cause de l'épidémie de la COVID-19. Cela dit, ce qu'il faut savoir c'est que le programme d'épandage a eu du succès depuis qu'il est implanté dans la région. Les arbres vont donc pouvoir survivre à une année sans arrosage.

Catherine Thibeault, conseillère en communication au ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs

La tordeuse des bourgeons de l'épinette ne s'arrête pas aux frontières des forêts publiques. Forcément, les milieux boisés privés sont aussi touchés. Pierre-Maurice Gagnon est président de la Fédération des producteurs forestiers du Québec et il combat la tordeuse des bourgeons de l'épinette depuis plusieurs années.

Un homme pointe des arbres du doigt.

Pierre-Maurice Gagnon lutte contre la tordeuse des bourgeons de l'épinette sur son lot à bois depuis 2007.

Photo : Radio-Canada

Elle aime l'épinette, mais elle aime encore plus le sapin, et ce, même si elle s'appelle la tordeuse des bourgeons de l'épinette. L'épinette, elle peut durer longtemps, mais le sapin son combat se termine rapidement, remarque-t-il.

Couper les arbres déjà touchés

La coupe est une manière de récupérer le bois avant qu'il ne se détériore. Cependant, la récolte rapide diminue les rendements pour les producteurs privés.

Si j'avais ramassé mon bois dans dix ans, j'aurais doublé mon rendement. Or, la tordeuse des bourgeons de l'épinette était dedans. Elle était prête à faire des ravages.

Pierre-Maurice Gagnon, président de la Fédération des producteurs forestiers du Québec

Heureusement, il a trouvé une autre solution pour protéger ses résineux.

À travers ses épinettes et ses sapins, il y a aussi des feuillus comme des trembles, des cerisiers et des bouleaux.

C'est parfait parce que quand un peuplement est mélangé, il est moins vulnérable, conclut-il.

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