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Commémoration des 25 ans du massacre de Srebrenica

La femme touche la terre devant des milliers de stèles funéraires.

Une femme se recueille sur la tombe fraîchement creusée de son père, l'une des victimes du massacre de Srebrenica.

Photo : Getty Images / Damir Sagolj

Radio-Canada

La Bosnie a rendu hommage samedi aux 8000 hommes et adolescents musulmans massacrés le 11 juillet 1995 à Srebrenica, à l'occasion du 25e anniversaire de la plus grave atrocité commise en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale.

Les familles de neuf d'entre eux, dont les corps ont été identifiés récemment, se sont recueillies sur leurs cercueils avant leur inhumation dans le cimetière où reposent déjà 6643 victimes, retrouvées dans plus de 80 fosses communes. Un millier d'autres sont toujours portées disparues.

Plusieurs chefs d'État et de gouvernement étrangers se sont exprimés par visioconférence lors de la cérémonie, qui s'est déroulée en présence de quelques milliers de personnes seulement, en raison de la crise du coronavirus. Plusieurs dizaines de milliers de personnes assistent d'ordinaire à cette cérémonie annuelle.

Le 11 juillet 1995, les forces serbes de Bosnie commandées par le général Ratko Mladic se sont emparées de Srebrenica, ville où de nombreux déplacés avaient trouvé refuge. L'ONU en avait fait une zone de sécurité, mais les Casques bleus néerlandais qui y étaient déployés étaient trop légèrement armés pour intervenir.

Les hommes ont alors été séparés des femmes et des enfants puis transportés en territoire contrôlé par l'armée bosniaque pour y être exécutés.

Les hommes transportent le cercueil dans le cimetière, d'autres les suivent.

Des hommes transportent le cercueil de l'une des victimes récemment retrouvées.

Photo : Reuters / Dado Ruvic

Pour ce massacre, qualifié d'acte de génocide par la justice internationale, ainsi que pour le siège de Sarajevo, le général Mladic et Radovan Karadzic, ancien président de la République serbe de Bosnie, ont été condamnés pour crime de guerre par le tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie.

La gravité de ce qui s’est passé à Srebrenica est cependant toujours minimisée par les dirigeants politiques des Serbes de Bosnie, qui refusent de parler de génocide.

La recherche de la vérité a donc été au cœur des discours de la cérémonie de samedi.

Malgré tout ce qui s'est passé, la vie renaît à Srebrenica. [...] Le passé qui a été difficile peut être l'occasion de mieux se connaître et de bâtir un avenir meilleur si nous acceptons la vérité comme ligne directrice, a notamment déclaré samedi le grand mufti bosnien Husein Kavazovic.

Avec les informations de Reuters, et Agence France-Presse

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