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Le cinéma québécois fait son retour avec Josh Hartnett et Antoine Olivier Pilon

Un homme (Josh Hartnett) marche au milieu d'une rue en pleine ville.

Suspect numéro un, un film de Daniel Roby

Photo : Laurent Guerin

Radio-Canada

Suspect numéro un, présenté en salle depuis vendredi, est le premier film québécois à sortir en période post-confinement. Jean-Philippe Wauthier s’est entretenu avec l’acteur américain Josh Hartnett, qui y interprète le journaliste d’enquête Victor Malarek.

Fruit de 13 années de travail du réalisateur Daniel Roby (Louis Cyr, Funkytown), le film s’inspire de l’histoire d’Alain Olivier, cet ex-héroïnomane de 27 ans soupçonné, puis accusé de trafic international d’héroïne, interprété ici par Antoine Olivier Pilon.

De chez lui en Angleterre, où il a passé la période de confinement avec sa femme et ses trois enfants, Josh Hartnett est revenu sur la genèse de sa collaboration avec Daniel Roby, pour le premier film en langue anglaise du réalisateur québécois. Lors d'une entrevue pour l'émission Bonsoir bonsoir!, Jean-Philippe Wauthier demande à l'acteur ce qui l'a mené à jouer ce rôle.

Je pense que les films qui exposent les comportements de corruption sont impératifs. C’est important de lire sur ce sujet et de s’informer. Quand je peux participer, je le fais, explique l'acteur.

On peut remarquer, avec tout ce qui se passe en ce moment, qu’il y a beaucoup de problèmes avec les structures de pouvoir qui nous entourent. [...] Ce film est l’histoire d’un garçon qui a été incroyablement maltraité par le gouvernement. Des histoires comme celles-là viennent me chercher.

Un contenu vidéo est disponible pour cet article
Entrevue avec Josh Hartnett.

Toutefois, la raison principale qui a motivé la décision de Josh Hartnett est probablement sa rencontre avec Victor Malarek, à Toronto, à l'invitation de Daniel Roby.

Malarek est un journaliste d'enquête, qui était à l'emploi du Globe and Mail à l'époque des faits qui ont inspiré le film. Il a été parmi les premiers à soupçonner des irrégularités dans le discours officiel du corps policier quant à l’affaire Olivier.

J’ai eu la chance de rencontrer Victor et je l’ai vraiment aimé. Donc, j’ai eu envie d'interpréter son rôle, affirme Hartnett.

L'histoire d'Alain Olivier, qui a passé huit ans dans une prison thaïlandaise, est peu connue à l'extérieur du Canada. Comment s'est-elle rendue jusqu'à Josh Hartnett?

Daniel [Roby], le réalisateur, a écrit le script, et il l’a envoyé à ses agents à Los Angeles qui me l’ont envoyé parce qu’ils l’ont aimé. J’ai ensuite parlé à Daniel et il était si enthousiasmé par son projet, explique l'acteur.

Hartnett a également vu un certain parallèle entre sa vie et celle de Malarek au moment des faits.

À ce moment-là, dans la vie de Victor, il y avait une période de réflexion, de changements. Il devait revoir ses priorités, explique-t-il. Même s’il faisait la bonne chose, je pense, pour le bien commun, il devait décider si oui ou non il serait un père, au même moment où moi aussi j’allais devenir père.

Mis à part le script, c'est la passion de Daniel Roby qui a convaincu Hartnett : Il vit avec cette histoire depuis au moins 10 ans. Sa passion m’a touché.

[Daniel Roby] m’a vraiment inspiré. J’ai trouvé que sa vision de la vie était contagieuse.

Josh Hartnett, acteur

À propos d'Antoine Olivier Pilon, son collègue sur le plateau, Josh Hartnett est élogieux : C’est certain qu’il va trouver le moyen de faire quelques films à Hollywood. Il est très talentueux et très mature pour son âge. [...] Il peut faire ce qu’il veut.

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