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Le camp de sans-abri sous le belvédère de Saint-Boniface a été nettoyé

Des déchets sous un pont piétonnier.

Un résident déplorait les déchets et une odeur désagréable le long de la promenade Taché.

Photo : Radio-Canada / Daniel Gagné

Radio-Canada

À Winnipeg, un organisme d’aide aux démunis a nettoyé un camp de sans-abri sous le pont piétonnier de la promenade Taché après que certains résidents eurent dénoncé son insalubrité dans les réseaux sociaux.

Des poussettes, des chariots et autres détritus étaient entassés sous le belvédère de Saint-Boniface, un pont piéton inauguré en 2019 qui offre une vue imprenable sur le centre-ville de Winnipeg.

Un résident a dénoncé la situation sur Facebook déplorant les déchets s'y trouvant et l'odeur désagréable qui s'en dégageait. Sa publication a fait l'objet de plusieurs commentaires et plusieurs appuyaient ses propos. D’autres ont souligné que les sans-abri n’ont nulle part où aller.

L’organisme d’aide aux démunis St-Boniface Street links dit être au courant de l’existence du camp où vivent quatre personnes depuis plusieurs semaines. C’est l’un de nombreux camps de sans-abri à Saint-Boniface en ce moment, indique Marion Willis, la fondatrice et directrice générale de l’organisme.

Elle ne se rendait toutefois pas compte du point auquel la situation s’était dégradée, et l’organisme a immédiatement dépêché une équipe pour nettoyer l’endroit vendredi.

Le belvédère de la nouvelle promenade Taché.

Le belvédère de la nouvelle promenade Taché offre une vue imprenable sur Winnipeg.

Photo : Radio-Canada / Julien Sahuquillo

C’est vraiment très sale, je comprends que les personnes qui rendent visite à ce beau quartier soient fâchées, poursuit-elle. Cependant, il n’est pas question de démanteler le camp puisque cela ne ferait que déplacer le problème, affirme Marion Willis.

L’organisme veut plutôt communiquer avec les sans-abri pour maintenir la salubrité de l’endroit et ne pas susciter l'indignation des résidents.

Pour sa part, la Ville de Winnipeg indique être au courant de l’existence du camp et affirme qu’elle œuvre avec des organismes partenaires, à trouver de solution à long terme à l’itinérance. Dans le court terme, nous voulons nous assurer que ces personnes aient du soutien, dit un porte-parole.

Plus de sans-abri à Saint-Boniface en 2020

Marion Willis constate que le nombre de personnes sans-abri à Saint-Boniface est en hausse. Depuis le mois de mars, 63 personnes se sont inscrites auprès de l’organisme pour recevoir de l’aide à trouver un logement.

Nous n’étions même pas ici en train de chercher des logements pour des gens l’année dernière. C’est insensé, les chiffres se sont multiplié par 10, lance-t-elle.

Mis à part les enjeux récurrents de la santé mentale, de la pauvreté et de la dépendance, deux facteurs expliquent cette hausse, selon Mme Willis.

En premier, dit-elle, il n’y a aucun logement social disponible. Tous les logements sont au centre-ville, et la plupart sont des bâtiments où tu ne voudrais pas vivre, et beaucoup ne sont pas sécuritaires.

Ensuite, ajoute Mme Willis, les camps et les refuges au centre-ville ne sont pas sécuritaires en ce moment. Ce n’est pas inhabituel d’y être agressé. Alors les gens quittent les camps [...] et traversent la rivière [pour venir à Saint-Boniface] parce qu’ils s’y sentent en sécurité.

Avec les informations de Mohamed-Amin Kehel

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