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Donald Trump commue la peine de son ancien conseiller Roger Stone

Roger Stone porte un masque sur lequel on peut lire «Libérez Roger Stone!»

Roger Stone n'aura finalement pas besoin d'aller en prison, en raison de la décision de son ami, le président Donald Trump.

Photo : Reuters / JOE SKIPPER

Radio-Canada

Le président américain Donald Trump a commué vendredi soir la peine de Roger Stone. Son ancien conseiller avait été condamné en février à 40 mois de prison pour avoir tenté de faire dérailler des enquêtes du Congrès américain et du FBI sur les liens entre l'équipe de campagne de M. Trump et la Russie. Il est désormais un homme libre.

Dans une série de déclarations transmises peu après l'annonce concernant la peine de M. Stone, la Maison-Blanche soutient que Roger Stone est une victime de la fraude à propos de la Russie perpétrée par la gauche et les médias.

On affirme également que M. Stone serait à risque, sur le plan médical, s'il se rendait en prison.

La Maison-Blanche a aussi publié une déclaration plus longue, dans un style ressemblant fortement à celui du président, où il est fait mention de la cabale lancée contre Roger Stone, de démarches de la gauche, qui n'a jamais accepté les résultats de l'élection de 2016, de procureurs issus de l'enquête frauduleuse de [Robert] Mueller qui se sont attaqués à M. Stone.

Roger Stone est un homme libre!, conclut la Maison-Blanche dans son texte.

La décision du président américain ne vient toutefois pas annuler le verdict de culpabilité de l'accusé, contrairement à un pardon.

Chez les démocrates, le président du comité sur le renseignement de la Chambre des représentants, Adam Schiff, a condamné le geste de M. Trump. Selon lui, avec cette peine commuée, M .Trump indique clairement qu'il existe deux systèmes de justice aux États-Unis : un premier pour ses amis criminels, et le second pour tous les autres.

Une aide annoncée à l'avance

M. Trump a plusieurs fois laissé entendre qu'il pourrait venir en aide à son ancien conseiller. En entrevue avec l'animateur radio Howie Carr, le président avait ainsi indiqué que les prières de M. Stone pour obtenir un pardon pourraient être entendues tout juste avant que ce dernier ne doive se présenter en prison pour entamer sa peine.

Roger Stone devait se rapporter à un pénitencier le 14 juillet prochain.

Sixième collaborateur de Donald Trump à être condamné dans le cadre de l'enquête Mueller, il a été reconnu coupable, en novembre dernier, de sept chefs d'accusation, dont ceux d'avoir fait obstacle aux travaux d'un comité de la Chambre des représentants, d'avoir corrompu des témoins et d'avoir menti au Congrès sur ses contacts avec WikiLeaks au sujet de courriels démocrates piratés qui ont nui à la campagne de la démocrate Hillary Clinton.

Avec les informations de Politico, The Hill, et Reuters

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