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Les exigences de Travail sécuritaire NB, un défi de plus pour les commerçants

Une employée d'un restaurant, le visage couvert d'un masque, tend la machine interac à une cliente qui va payer avec son téléphone cellulaire.

Une employée d'un restaurant portant un masque.

Photo : Getty Images / Leo Patrizi

Radio-Canada

L’expérience au restaurant a changé depuis le début de la pandémie. Elle peut aussi être relativement différente d’un établissement à l’autre.

Plusieurs restaurateurs au Nouveau-Brunswick s’avouent confus devant les attentes du gouvernement provincial, et la manière par laquelle il communique aux petites et moyennes entreprises ses directives et ses exigences.

Travail sécuritaire NB a pourtant publié un guide indiquant les protocoles généraux que tous les milieux de travail doivent observer. Certaines choses ne sont pas négociables, comme la propreté et la distanciation physique.

Les couvre-visage sont obligatoires lorsque les lieux de travail ne peuvent pas assurer un éloignement physique de 2 m , exige la province.

Le gouvernement a aussi demandé à ce que chaque entreprise rédige un plan d’opération. Un inspecteur peut visiter un établissement sans avertissement préalable et vérifier si l’entreprise se conforme à ce plan.

Au restaurant Port City Royal, à Saint-Jean, tous les employés portent un masque. Le chef et propriétaire Jakob Lutes explique qu’il a érigé une séparation entre la cuisine et la salle à manger, même si cela n’était pas obligatoire. C’est principalement pour rassurer les clients, dit-il.

Un registre des clients

Le gouvernement du Nouveau-Brunswick exige aussi que les entreprises tiennent un registre des visiteurs et des employés pour les points d’accès et les salles où l’éloignement physique n’est pas possible , selon ce qu’a indiqué dans un courriel Laragh Dooley, directrice générale des communications chez Travail sécuritaire NB.

Les lieux contrôlés dans lesquels des places sont offertes doivent recueillir les coordonnées des personnes qui utilisent l'installation pour permettre à la Santé publique de procéder à une recherche ciblée des contacts si un cas de COVID-19 est associé à l’établissement , écrit-elle.

Problèmes de communication

Cette nouvelle n’a pas été communiquée efficacement, soutiennent certains restaurateurs. Le chef Lutes, à Saint-Jean, dit qu’il n’a commencé à suivre cette directive que mercredi dernier, car il n’en avait pas été informé avant.

Luc Erjavec, vice-président en Atlantique de Restaurants Canada, une association pancanadienne de restaurateurs, dit de son côté en avoir entendu parler seulement dans les premiers jours de juillet.

C’est une chose que nous avons commencé à communiquer à nos membres , dit-il. Je n’ai rien entendu directement de la province.

Un homme assis dans un restaurant-bar.

Luc Erjavec, vice-président en Atlantique de Restaurants Canada (archives).

Photo : Radio-Canada

La directive est en vigueur depuis le 19 juin. Elle a été annoncée dans un communiqué du gouvernement que le 26 juin, a indiqué dans son courriel Mme Dooley.

Les restaurants, remarque Luc Erjavec, notaient déjà le nom et le numéro de téléphone d’une personne qui faisait une réservation. Maintenant, c’est à un autre niveau , dit-il.

Il explique que les commerçants sont tenus de garder l’information pour 14 jours, après quoi elle doit être détruite ou supprimée. Certains clients ne sont pas rassurés par cette promesse et hésitent à fournir leurs coordonnées.

Éducation d’abord, dit Travail sécuritaire NB

Selon Laragh Dooley, les services de protection de la santé et Travail sécuritaire NB travaillent de concert pour les inspections. Les services de protection de la santé sont axés sur les services d’alimentation, les comptoirs de mets à emporter, les camions-restaurants, les garderies et d’autres entreprises traitant avec le public, tandis que Travail sécuritaire NB est responsables des inspections dans des lieux comme les manufactures.

Les inspections peuvent se faire à l’improviste, ou encore être provoquées par une plainte d’un membre du public.

Lorsque des infractions sont relevées , indique Travail sécuritaire NB, on tente d’y remédier par le biais de l’éducation d’abord .

Dans le cas d’infractions graves ou répétées, il peut donner un ordre de suspension des travaux ou recommander à la Couronne d’entamer des poursuites , précise Mme Dooley dans un courriel.

Keith Chiasson interviewé dans son bureau

Le député libéral de Tracadie-Sheila, Keith Chiasson (archives).

Photo : Radio-Canada

Keith Chiasson, député libéral de Tracadie-Sheila, reconnaît que la pandémie touche durement les entreprises, mais il invite les gens d’affaires à observer les consignes du gouvernement provincial. La Sécurité publique demande des consignes, des fois, qui ne sont pas toujours évidentes, mais ce n'est pas une excuse , affirme-t-il.

C’est des consignes provinciales. Les entreprises ont le devoir de les respecter et de (...) s'assurer que tout le monde qui vient au restaurant ou au bar respecte les consignes , dit-il.

Il rappelle que des éclosions de COVID-19 liées à la réouverture des commerces se sont déjà produites ailleurs. Je ne voudrais pas être le propriétaire où il y a une éclosion, puis lui est responsable de plusieurs cas dans la Péninsule - puis des cas sévères, aussi , observe M. Chiasson.

Malgré une requête, le ministère de la Sécurité publique n’a pas partagé de statistiques sur le nombre d’infractions, de contraventions ou d’avertissements liés à la COVID-19 depuis que le service en personne dans les restaurants est autorisé.

D’après un reportage d’Hadeel Ibrahim (CBC) et avec des renseignements de Margaud Castadère et Alix Villeneuve

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Santé publique