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Des chercheurs se demandent si chanter facilite la transmission de la COVID-19

Plusieurs personnes chantent en tenant dans leurs mains leur recueil.

La Chorale Saint-Jean a annulé son concert du 7 avril à cause de la COVID-19.

Photo : Radio-Canada / Lyssia Baldini

Une étude d'une équipe de chercheurs pluridisciplinaires de l’Université de l’Alberta tentera de déterminer si le coronavirus peut se propager par la pratique du chant.

Laurier Fagnan, professeur de musique au Campus Saint-Jean et président élu de Chorale Canada, dit que l’étude a pour objectif de définir s'il y a des risques réels de contamination dans les chorales et quels sont ces risques.

Je ne veux pas que les chorales répètent si c’est prouvé que c’est dangereux en chantant.

Laurier Fagnan, professeur de musique au Campus Saint-Jean et président élu de Chorale Canada

Il est devenu dangereux de chanter depuis que des cas de COVID-19 ont pu être retracés dans les répétitions et performances d’une chorale aux États-Unis et de deux en Europe.

D'ailleurs, selon le guide provincial anti-COVID-19 pour les lieux de culte, le chant est une activité à haut risque. Une nouvelle réputation que Laurier Fagnan trouve quelque peu injuste.

Laurier Fagnan, directeur de la Chorale Saint-Jean.

Laurier Fagnan, directeur de la Chorale Saint-Jean, rappelle que la peur de chanter n'est pas basée sur un constat scientifique, aussi une étude est-elle nécessaire.

Photo : Radio-Canada / Lyssia Baldini

On ne sait [toujours] pas c’est si l’acte de chanter a contribué à ces infections ou c’est ce qui sort de la bouche en parlant, en toussant ou en éternuant, ajoute le professeur, qui est aussi directeur de la chorale Saint-Jean, à Edmonton.

De plus, le groupe consultatif scientifique de la province affirme, dans un rapport publié en juin, qu’il n’y a pas de preuve que le chante augmente le risque de contamination.

On ne sait pas si elle est causée par l'aérosolisation de particules respiratoires, par l'expulsion de grosses gouttelettes, par une combinaison des deux ou si elle est liée aux comportements sociaux associés à des personnes rapprochées en groupe, y lit-on.

Un homme qui tousse et projette des gouttelettes de salive.

Quand quelqu'un tousse sans se couvrir la bouche, les gouttelettes peuvent rester en suspension dans l'air.

Photo : Shutterstock

L’étude de l'Université de l'Alberta sera conduite par Laurier Fagnan, les professeurs Carlos Lang et David Nobes, du département d'ingénierie mécanique, le Dr Nelson Lee, un spécialiste des maladies infectieuses, et la Dre Sandra Opgenorth, une endocrinologue.

Les chorales du Québec ont fait un sondage et, sur 100 000 choristes, il y a eu dix cas de COVID-19 avant la distanciation.

Laurier Fagnan, professeur de musique au Campus Saint-Jean et président élu de Chorale Canada

La recherche commencera par un examen de la littérature scientifique déjà existante sur les aérosols et gouttelettes respiratoires et la création des paramètres de la modélisation informatique de l’étude.

C’est lors de la seconde étape que les gouttelettes projetées lors d’un chant seront enregistrées grâce à des caméras.

On veut remplir ce grand vide scientifique pour savoir ce qui vraiment arrive en chantant, conclu M. Fagnan.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

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Alberta

Coronavirus