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L’Académie des César adopte la « parité intégrale »

Fanny Ardant tient son César entre les mains.

L'actrice Fanny Ardant lors de la remise des César en 2020

Photo : Pierre Olivier Guillet/Académie des César

Radio-Canada

Secouée par l’affaire Polanski l'hiver dernier, l’Académie des César, l’équivalent français de l’Académie des Oscar, a annoncé jeudi l’adoption de la parité intégrale au sein de ses instances. 

Dans un communiqué, l’Académie des César explique avoir adopté de nouveaux statuts qui vont permettre de réaliser la parité intégrale au niveau des membres élus de l'assemblée générale, du conseil d’administration, du bureau et de la présidence de l’association.

Concrètement, la présidence sera assurée par un tandem composé d’un homme et d’une femme.

Dès que cette nouvelle gouvernance élue prendra ses fonctions, elle devra au plus vite revoir les règles d’appartenance à l’Académie pour atteindre une plus grande parité, diversité et représentativité parmi les votants, [et] en augmenter le nombre, indique également le communiqué. 

L'affaire Polanski

Cette décision survient environ cinq mois après que la nomination du controversé réalisateur Roman Polanski aux César eut déclenché une vive polémique. Le fait que le film J’accuse, de Polanski – qui a été accusé de viol – se retrouve en tête des nominations avait suscité de nombreuses critiques, notamment auprès des féministes. 

Deux semaines avant la cérémonie de remise des prix, la direction de l'Académie des César avait présenté sa démission collective en raison de cette crise.

Lorsque Roman Polanski s’est vu décerner le César de la meilleure réalisation pour le film J’accuse, plusieurs personnes, dont l’actrice Adèle Haenel, avaient quitté la salle où se tenait la cérémonie. 

Par la suite, Adèle Haenel, qui accuse d'agressions sexuelles un autre réalisateur, Christophe Ruggia, avait déclaré que remettre un prix au réalisateur franco-polonais équivalait, selon elle, à affirmer que ce n’est pas si grave de violer des femmes.

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