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L’ADISQ dit « condamner » les abus et exclut Dare To Care de son association

Trophée Félix sur fond de branches dorées.

L’ADISQ a fait valoir qu’elle se désolait que certains individus entachent l’ensemble du secteur, un milieu que l’association décrit comme constitué « d’artistes, artisan(e)s et travailleurs et travailleuses honnêtes ».

Photo : Radio-Canada / Mathieu Blanchette

Radio-Canada

L’ADISQ a réagi à la vague de dénonciations en ligne qui touche particulièrement la scène musicale en excluant de son association l’étiquette Dare To Care. Jusqu’à mercredi, cette maison de disques représentait le chanteur Bernard Adamus. 

Le conseil d’administration de l’Association québécoise de l'industrie du disque, du spectacle et de la vidéo (ADISQ) a voté en faveur de l'éviction de la maison de disques de son organisme et a affirmé qu'elle « condamne toute forme d’abus de pouvoir et de harcèlement dans l’industrie de la musique et du spectacle ».

Cette décision survient près de 48 heures après l'annonce de la fin de la collaboration de Dare To Care avec Bernard Adamus et la décision de son président-fondateur, Éli Bissonnette, de quitter son étiquette.

Toutefois, l’exclusion de Dare To Care de l’ADISQ ne se traduit pas par le retrait des candidatures de l’entreprise des catégories en compétition aux prochains galas.

L’entreprise Dare To Care Records figure parmi les listes de candidatures dans les catégories industrielles. Pour des raisons techniques, et notamment en raison de contraintes inhabituelles découlant de la pandémie, qui a déjà généré des retards importants pour ce vote, le nom de l’entreprise ne peut être retiré des listes, peut-on lire dans le communiqué.

Le secteur « entaché »

L’ADISQ a fait valoir qu’elle se désolait que « certains individus entachent l’ensemble du secteur », un milieu que l’association décrit comme constitué « d’artistes, artisan(e)s et travailleurs et travailleuses honnêtes ».

L’ADISQ prend très au sérieux la question des abus de pouvoir et du harcèlement dans le milieu de la musique et du spectacle et s’engage à poursuivre les actions déjà entamées à cet égard dans l’ensemble de ses départements et à en initier de nouvelles, poursuit l'association.

Cette sortie fait suite à la vague de dénonciations d’agressions sexuelles, de harcèlement et de comportements abusifs qui déferle sur les réseaux sociaux depuis quelques jours.

Ces dénonciations ont entre autres amené l’animatrice Maripier Morin – accusée par l’auteure-compositrice-interprète Safia Nolin de harcèlement sexuel et de racisme – à mettre sa carrière sur pause, et l'étiquette de disques Dare To Care à mettre fin à sa collaboration avec le chanteur Bernard Adamus, jeudi. Vendredi, David Desrosiers, bassiste de Simple Plan, a par ailleurs annoncé son départ du groupe de musique.

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