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Fentanyl : l'Î.-P.-É. réfléchit à un centre de consommation supervisée

Un comprimé coupé en deux de carfentanil.

Dans plusieurs cas, la substance aurait été mêlée à de l'héroïne ou de la cocaïne.

Photo : Radio-Canada / Radio-Canada/CBC

François Pierre Dufault

Les surdoses de fentanyl inquiètent les autorités de la santé à l'Île-du-Prince-Édouard, qui réfléchissent à la possibilité de créer un centre de consommation supervisée.

La médecin hygiéniste en chef de la province, la Dre Heather Morrison, confirme qu'au moins une personne, une femme âgée d'une vingtaine d'années, est morte d'une surdose de cet opioïde très puissant entre les mois d'avril et juin.

Un deuxième décès possiblement lié au fentanyl fait l'objet d'une enquête du bureau du coroner.

Depuis le début du printemps, la Dre Heather Morrison dénombre également sept surdoses non mortelles d'opioïdes, dont cinq seraient liées au fentanyl. Elle a d'ailleurs publié une alerte de santé publique, au début de mai, à la suite de trois surdoses de fentanyl qui seraient survenues le même jour.

Dans plusieurs cas, la substance aurait été mêlée à de l'héroïne ou de la cocaïne.

La médecin hygiéniste en chef de l'Île-du-Prince-Édouard dit que la province réfléchit à la possibilité d'établir un centre de consommation supervisée, comme il en existe dans plusieurs villes canadiennes. Nous avons des conversations continues afin de savoir si les sites de consommation supervisée [sont une solution], précise-t-elle.

Selon plusieurs rapports, les centres de consommation supervisée ont pour avantage de limiter la transmission d'infections comme le VIH et l'hépatite C, et d'éviter les surdoses mortelles. Par contre, de tels centres soulèvent souvent des craintes et des objections dans les communautés dans lesquelles ils s'installent.

Pour sa part, l'organisme PEERS Alliance à l'Île-du-Prince-Édouard souhaite mettre en oeuvre un projet pilote de ligne téléphonique d'accompagnement pour les consommateurs de drogue, afin que des intervenants puissent contacter rapidement les secours en cas de surdose.

Entre-temps, la Dre Heather Morrison demande aux professionnels de la santé de la province d'ouvrir l’œil et de ne pas hésiter à demander des tests pour leurs patients s'ils soupçonnent qu'ils ont fait une surdose de fentanyl.

Avec les informations de CBC

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