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Charlotte et Butte Saint-Pierre, deux villages aux secrets bien gardés

Les premiers colons canadiens-français sont venus s’établir dans la région de Paradise Hill au début des années 1880.

Photo : Archives de la Saskatchewan

Radio-Canada

La région de Paradise Hill dans le nord-ouest de la Saskatchewan comprend plusieurs villages historiquement fransaskois. Outre Emmaville, ceux de Charlotte et de Butte Saint-Pierre gardent toujours leur lot de secrets même s’ils sont de moins en moins visibles sur les cartes.

L’espoir de laisser sa marque à Charlotte

Le village de Charlotte voit je jour en 1912, plus de 20 ans après l’arrivée des premiers habitants dans la région de Paradise Hill et on peut dire que le premier maître de poste de l’endroit, Pierre-Adolph Bertrand, a tout fait pour qu’on se souvienne pour toujours de sa famille dans ce coin de la Saskatchewan.

Le bureau de poste de Charlotte a été nommé en l’honneur de sa fille, Charlotte Bertrand, qui est malheureusement décédée très jeune, soutient l’historien Laurier Gareau.

Carte montrant en évidende Paradise Hill, près de la frontière qui sépare l'Alberta et la Saskatchewan.

Paradise Hill se situe très près d'Emmaville, qui a fait l'objet de la précédente chronique de Laurier Gareau.

Photo : Capture d'écran

Selon lui, il est fort possible que le village renferme toujours de nombreux secrets puisque, mis à part la création d’un deuxième bureau de poste en 1918 sous le nom de Bolney tout près de celui de Charlotte, on connaît très peu de choses sur le village de Charlotte qui n’est aujourd’hui qu’un lointain souvenir.

On sait cependant que la construction d’une ligne ferroviaire en 1929 par le Canadien National dans un village voisin de Charlotte, Le Clair, entraîne la disparition du village.

Des liens avec la co-cathédrale de Gravelbourg

À une quinzaine de kilomètres au sud-est de Paradise Hill se trouvait le troisième hameau de la région qui prendra éventuellement le nom de Butte Saint-Pierre en 1947. Cependant, même avant la Première Guerre mondiale, de nombreuses familles françaises avaient décidé de s’établir à cet endroit, indique Laurier Gareau.

Au fil des ans, beaucoup d’établissements sont construits, permettant aux catholiques du village de se rassembler et de se rendre à l’église à maintes reprises.

D’ailleurs, comme les peintures de Mgr Maillard [à la co-cathédrale de Gravelbourg], les murs de l’église de Butte Saint-Pierre [construite en 1928] sont recouverts des peintures d’un autre grand peintre, le comte Berthold von Imhoff, note l'historien fransaskois.

Des peintures religieuses du comte Berthold von Imhoff décorent le plafond et les murs de la petite église de Paradise Hill.

Les peintures du comte Berthold von Imhoff décorent l'église Our Lady of Sorrows de Paradise Hill qui était autre fois l'église de Butte Saint-Pierre.

Photo : Tourisme Saskatchewan

Né en Allemagne en 1867 et arrivé en Saskatchewan en 1914 dans le district de St Walburg, Berthold von Imhoff s’est fait connaître bien avant son arrivée dans les Prairies, mais ses peintures sont aujourd’hui dans plusieurs municipalités de la province, dont celles de Humboldt et de Saskatoon. Ses plus belles oeuvres ont toutefois été installées dans l’église de Butte Saint-Pierre, selon Laurier Gareau.

La majestueuse église de Butte Saint-Pierre a toutefois été déménagée à Paradise Hill en 1973 et les rumeurs veulent qu’en quittant le village, la cloche de l’église chantait un dernier adieu au cimetière, à l’école, au magasin et au bureau de poste, qui étaient tous abandonnés.

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