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Une infirmière du Témiscamingue vit le reconfinement dans un hôpital en Californie

Une femme porte un masque dans le visage.

Priscilla Skaggs vit la pandémie de coronavirus à partir des États-Unis.

Photo : gracieuseté

Radio-Canada

Une infirmière originaire du Témiscamingue, qui pratique en Californie depuis une dizaine d’années, affirme que les gens de sa région respectent le reconfinement. Priscilla Skaggs, infirmière aux urgences dans un hôpital près de San Diego, a pu voir l’évolution de la pandémie de très près.

La Californie s’est reconfinée le 1er juillet dernier, dû à une augmentation non négligeable de personnes infectées par la COVID-19. Priscilla rapporte que sa région est beaucoup moins confinée que d’autres en Californie : Ça varie d’une ville à l’autre, il y a des villes qui ont eu des confinements plus stricts que d’autres. Comparativement à la région de Los Angeles, Priscilla a encore accès aux plages, aux restaurants et aux bars, mais avec des restrictions et des normes sanitaires strictes.

Deux femmes font du vélo côte à côte, dépassant un piéton le long de la place, près d'un panneau prônant la distanciation sociale.

Plusieurs Californiens font fi des consignes de distanciation sociale, ont remarqué les autorités.

Photo : Reuters / MIKE BLAKE

Selon elle, la population de sa région respecte relativement bien les règles de confinement : Ça dépend des régions. Je dirais qu’ici c’est quand même bien respecté, les gens portent le masque. Ce n’est pas à 100 % c’est sûr, il y a des gens qui refusent de porter le masque.

Elle explique également que des mesures mises sur place aident les gens à se distancer. Il y a des enseignes un peu partout pour aider les gens à respecter les distances, soit dans les magasins, à l’hôpital ou dans les endroits où on doit respecter les distances, comme au restaurant. De ce que j’ai vu, les gens respectent la distance recommandée. Puis, la plupart des gens portent le masque.

Une femme porte un masque chirurgical à New York.

Une femme porte un masque chirurgical.

Photo : Reuters / Andrew Kelly

Le masque est obligatoire pour entrer dans certains établissements, donc les plus récalcitrants ne peuvent pas toujours faire ce qu'ils voudraient.

Au travail

Priscilla Skaggs a elle-même observé une hausse de cas de coronavirus dans son milieu de travail lors du dernier mois. Elle a aussi remarqué une augmentation des cas plus graves, nécessitant parfois une hospitalisation.

Des tentes sont montées devant l'entrée d'un hôpital.

L'entrée de l'hôpital où travaille Priscilla Skaggs.

Photo : gracieuseté

Elle est tout de même confiante, car l’hôpital où elle travaille a accès à beaucoup plus de tests qu’au début de la pandémie. Les résultats arrivent plus rapidement aussi. L’hôpital a également conservé un système de triage extérieur des patients, les catégorisant selon leurs symptômes.

Elle estime que le personnel hospitalier est mieux préparé qu’avant, car les employés ont une meilleure compréhension du virus : Les précautions qu’on a prises au début changeaient parce qu’on ne savait pas trop si c’était un virus avec lequel il fallait faire attention aux contacts. La transmission du virus était un peu dans le néant. Maintenant, on sait un peu plus comment il est transmis. On a eu aussi le temps de mettre en place les précautions pour l’hôpital.

Une infirmière porte de grosses lunettes, un masque et un habit de protection contre le virus.

Priscilla Skaggs, infirmière native du Témiscamingue, travaille maintenant dans le réseau de la santé californien.

Photo : gracieuseté

Au début de la pandémie, presque personne ne portait de masque, les patients infectés non plus. Aujourd’hui, tout le monde dans l'hôpital doit en porter un.

Les visiteurs ne sont toujours pas admis dans l’hôpital, sauf pour accompagner une personne mineure ou une personne qui requiert de l’assistance.La section des accouchements permet l’exception également et les femmes ont droit à un accompagnateur.

Le Québec vs les États-Unis

Contrairement à ses collègues en sol québécois, Priscilla a des conditions de travail moins lourdes.

Moi, j’ai été chanceuse, estime-t-elle. Dans un premier temps, en Californie en tant que telle, il n’y a pas de pénurie d’infirmières, donc ce n’est pas une problématique présente ici, contrairement au Québec. Donc, au début de la pandémie, j’ai dû travailler un peu plus, parce qu’on devait tout mettre en place, c’était quelque chose de vraiment nouveau. On ne savait pas à quoi s’attendre.

Elle a pu prendre des journées de congé déjà prévues et elle travaille deux jours par semaine, douze heures par jour.

Il y a même eu une période où c’était très tranquille à l’urgence. Le nombre de personnes qui venaient à l’urgence avait beaucoup diminué au mois d’avril et mai. , on recommence à voir le même volume de personnes qu’à la normale.

Priscilla Skaggs n’est pas inquiète, car les gens de sa région respectent assez bien le confinement. Elle reste donc au front, aux urgences, pour aider les patients de l’hôpital.

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Abitibi–Témiscamingue

Santé publique