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L'ouverture de la bulle atlantique avec une région du Québec est envisagée

Le préfet de la MRC d'Avignon, Guy Gallant, préside la Table élargie des préfets de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine.

Le maire de Balmoral désire l'agrandissement de la bulle Atlantique à la MRC d'Avignon.

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

Radio-Canada

Dans un entretien avec le maire de Balmoral, le ministre de la Santé du Nouveau-Brunswick se serait dit ouvert à l'élargissement de la bulle atlantique à la municipalité régionale de compté (MRC) d’Avignon, au Québec.

Cette étape devrait être discutée lors de la prochaine réunion du Conseil des ministres de la province, a dit le maire Charles Bernard, aussi président du Forum des maires du Restigouche, en entrevue plus tôt vendredi matin à l'émission radiophonique La matinale.

Charles Bernard parle dans un micro devant les journalistes.

Le maire de Balmoral, Charles Bernard, lors d'une conférence de presse au nom du Forum des maires du Restigouche.

Photo : Radio-Canada

L’idée qui a été présentée cette fois-ci au ministre Hugh Flemming est un agrandissement de la bulle atlantique à la MRC d’Avignon uniquement, et non pas à toute la région de la Gaspésie.

Cet élargissement de la bulle serait géré à partir des points de contrôle provinciaux déjà en place, de sorte que l’entrée des résidents de la MRC d’Avignon soit permise dans la bulle.

Les Néo-Brunswickois qui doivent se déplacer dans la MRC pourraient le faire et n’auraient pas à se placer en isolement pendant 14 jours à leur retour, pourvu qu’ils ne se soient déplacés que dans Avignon.

On veut vraiment éviter un affrontement par rapport à ce dossier, on essaie vraiment de trouver une solution pacifique et je pense que c’est ce qu’on leur a présenté.

Charles Bernard, maire de Balmoral et président du Forum des maires du Restigouche

M. Bernard précise qu’aucun cas de COVID-19 n’a été recensé dans la MRC depuis 69 jours. Depuis le début de la pandémie, on n'y a dénombré que 80 cas d’infection par le virus.

Le ministre de la Santé du Nouveau-Brunswick, Hugh Flemming, en conférence de presse sur le coronavirus, le 6 avril 2020.

Le ministre de la Santé du Nouveau-Brunswick, Hugh Flemming, en conférence de presse sur le coronavirus, le 6 avril 2020

Photo : Radio-Canada

Le ministre Hugh Flemming aurait accepté de présenter cette proposition au prochain Conseil des ministres, et d'après le maire Bernard, cette réunion ne saurait arriver trop vite.

Des déchirures dans la communauté

Selon Charles Bernard, la fermeture des frontières entre le Québec et le Nouveau-Brunswick a de graves conséquences économiques dans la région du Restigouche, mais elle crée aussi des déchirures dans cette seule et même communauté.

Il cite à titre d’exemple des gens qui ont dû vivre des décès en provenance de l’une ou l’autre des provinces et qui n’ont pas pu faire leurs adieux ni aller apporter leur soutien à leurs proches.

Il mentionne aussi le manque de constance dans l’application des consignes aux frontières. Ça crée de la tension entre les voisins et amis, renchérit-il.

Sans parler des conséquences économiques qui se font sentir dans le Restigouche. Selon le maire Bernard, la survie économique de la région en dépend.

Ce n’est pas la première fois que l’idée est évoquée depuis le début du confinement.

Droits ancestraux des Premières Nations

Le chef de la Première Nation de Listuguj, Darcy Gray, déplore que le gouvernement du Nouveau-Brunswick n’ait pas pris en compte les droits ancestraux des Micmacs de la région lorsqu’il a fermé la frontière de la province aux habitants du Québec.

La Première Nation est du côté québécois de la rivière Restigouche. Les membres de la communauté ne jouissent plus de leur libre accès habituel au pont J. C. Van Horne qui mène à Campbellton, au Nouveau-Brunswick.

M. Gray affirme qu’une meilleure compréhension de la réalité des peuples autochtones est nécessaire. C’est notre territoire ancestral. Il y a des droits qui l’accompagnent, et une approche qui, je crois, est ignorée, a-t-il dit.

Un homme vêtu d'un chandail orange est assis devant un micro lors d'une entrevue.

Darcy Gray, chef de la Première Nation de Listuguj (archives)

Photo : Radio-Canada / Luc Paradis

En entrevue vendredi matin à l’émission Information Morning, à la radio de CBC à Fredericton, le premier ministre du Nouveau-Brunswick, Blaine Higgs, a admis qu’il ne s’était pas attardé aux droits des Autochtones lorsqu’il a pris la décision de fermer la frontière provinciale avec le Québec. 

Nous n’avons pas pris en considération les droits traditionnels d’accès dans cette région. Nous avons pris en considération les risques pour la santé de n’importe quel citoyen vivant d’un côté ou l’autre de la frontière, a déclaré M. Higgs.

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