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Financement de la police : une question d'équilibre, selon AIDS Saskatoon

Deux agents et deux travailleurs posent pour le photographe devant un mur.

L'organisme AIDS Saskatoon finance notamment le groupe de patrouille Okihtcitawak pour offrir une présence policière supplémentaire dans certains quartiers de la municipalité.

Photo : AIDS Saskatoon

Radio-Canada

Les appels à l’abolition des services policiers par plusieurs personnes et organismes au cours des dernières semaines ne trouvent pas écho chez le directeur général de l’organisme à but non lucratif AIDS Saskatoon, Jason Mercredi, qui travaille étroitement avec les agents.

Pour lui, tout est une question d’équilibre. Bien qu’il soutienne le mouvement Black Lives Matter et qu’il appelle à des réformes, Jason Mercredi ne pense pas que l’abolition des services policiers soit nécessaire.

Nous devons nous assurer de dialoguer les uns avec les autres, affirme-t-il au sujet de la collaboration entre les organisations, les services de police et les gouvernements.

Depuis plus d’un an, AIDS Saskatoon travaille avec la police à propos d’un programme de formation qui vise notamment à réduire les méfaits à travers la ville.

En parallèle, l’organisme finance également le groupe de patrouille Okihtcitawak pour offrir une présence policière supplémentaire dans certains quartiers.

Il faut trouver l’équilibre, c’est pourquoi nous finançons le groupe de patrouille Okihtcitawak et nous travaillons avec le Service de police de Saskatoon. Nous essayons d’être aussi réactifs que possible aux demandes de la communauté, mentionne Jason Mercredi.

Appels aux réformes

Depuis la mort de l’Afro-Américain George Floyd à Minneapolis au mois de mai, de nombreuses personnes se sont fait entendre, demandant entre autres une réduction du financement des services policiers.

En ce sens, certaines organisations ont pris position pour des coupes budgétaires, alors que d’autres souhaitaient démanteler complètement les services de police.

Plus tôt cette semaine, OUTSaskatoon, qui défend la communauté LGBTQ+ de Saskatoon, a publié sur les réseaux sociaux une lettre de soutien au mouvement Black Lives Matter et à la Indigenous Joint Action Coalition.

Elle visait à soutenir les groupes qui demandent des changements aux services policiers, incluant l’abolition de la police, la fermeture des prisons et un appui renouvelé aux programmes communautaires et aux ressources dont [la société] a désespérément besoin.

En entrevue jeudi, la directrice par intérim de OUTSaskatoon, Krystal Nieckar, a déclaré que la publication était une manifestation générale de solidarité. Elle a ajouté que l’organisme tiendrait une série de pourparlers avec la communauté ce mois-ci et déciderait ensuite s’il donnerait officiellement son appui à certaines demandes spécifiques, comme l’abolition des services de police.

Le système actuel ne fonctionne pas, mais notre décision [sur des demandes spécifiques] ne peut pas être prise en compte sans avoir notre communauté derrière nous. Nous prendrons un certain temps pour écouter, spécifie Krystal Nieckar.

De son côté, Jason Mercredi est aussi d’avis que la police doit changer et que des réformes seraient utiles, mais il précise que ceux qui demandent plus de services en santé mentale et en toxicomanie devraient s’adresser plus spécifiquement au gouvernement provincial qui finance ces services.

D’ailleurs, la demande de financement d’AIDS Saskatoon à l’intention du gouvernement de la Saskatchewan pour établir un site d’injection supervisé a été rejetée à plusieurs reprises par la province.

Avec les informations d’Alicia Bridges et de Jason Warick

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