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Ouverture des bars : la santé publique en Estrie demande un décret clair

Un serveur ganté verse de la bière en fut dans une pinte.

Les employés de bars devront dorénavant respecter une foule de précautions qui ne faisaient pas partie de leur réalité auparavant.

Photo : Associated Press / Petr David Josek

Radio-Canada

La Santé publique de l'Estrie espère qu'un décret clair permettra aux policiers d'appliquer correctement les nouvelles directives concernant l'ouverture des bars.

Dès vendredi, les bars ne pourront plus servir d'alcool après minuit. Ils devront aussi fermer à compter de 1 h et pourront seulement accueillir 50 % de leur capacité.Alain Poirier souhaite que les nouvelles règles en vigueur soient bien précises afin de simplifier l'intervention des policiers.

Dans plusieurs décrets, c'est écrit : "dans la mesure du possible". Devant un juge, cette formule, il parait que ce n'est pas très fort.

Alain Poirier, directeur de la santé publique en Estrie

Le Service de police de Sherbrooke a refusé jeudi de commenter les nouvelles directives. Il préfère attendre de lire le décret avant de se prononcer. Par ailleurs, Alain Poirier estime que seulement une minorité d'établissements ont eu du mal à faire respecter les mesures en place. Selon lui, il est aussi important de miser sur la sensibilisation, plutôt que la coercition.

La prudence encore de mise

Alain Poirier croit que les récents débordements lors de certaines fêtes rappellent à quel point il est important de respecter les mesures sanitaires en vigueur. On voit que ça n’en prend pas tellement pour que ça déclenche, il y a des centaines de cas reliés à quelques partys en Montérégie, souligne le directeur de la santé publique en Estrie.

Je pense que les gens maintenant sont capables de le dire : c'est réel, quand on fait le party, qu'on ne respecte pas le deux mètres, s'il y a une personne infectée dans tout ça, c'est parti.

Alain Poirier, directeur de la santé publique en Estrie

Selon les estimations de la santé publique, 98 % de la population estrienne ne serait pas immunisée contre le virus, d'où l'importance de continuer de se protéger, selon Alain Poirier.

Pas de réouverture de la frontière à court terme

Si la situation est maîtrisée au Canada, il en est tout autre aux États-Unis. La fermeture de la frontière canado-américaine qui est prévue jusqu'au 31 juillet devrait être prolongée, estime le directeur de la santé publique en Estrie, Alain Poirier.

Le docteur rappelle que l'épicentre de la pandémie se trouve maintenant aux États-Unis et il déplore que ce pays, dont la frontière borde l'Estrie, n'ait pas repris le contrôle de la propagation du virus.

À l'heure actuelle, il croit qu'il serait judicieux que la fermeture de la frontière se prolonge jusqu'en 2021, toutefois, il admet que beaucoup de choses peuvent changer d'ici là. 

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