•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Une sécheresse « terrible » pour les agriculteurs de la région

Une balle de foin en avant-plan d'un paysage agricole.

Les agriculteurs sont très inquiets des répercussions du manque de foin cette année (archives).

Photo : Radio-Canada / Emilie Dessureault-Paquette

Radio-Canada

Le temps chaud et sec du début de la saison suscite beaucoup d'inquiétude chez les agriculteurs de l'Est-du-Québec.

Alors que le mois de juin a été marqué par la chaleur, le manque d’eau dans les champs a entraîné une première récolte de foin désastreuse, selon le président de l'Union des producteurs agricoles (UPA) du Bas-Saint-Laurent, Gilbert Marquis.

Selon lui, les producteurs agricoles enregistrent des baisses de rendement de l'ordre 60 % cette année.

Sur un pied d'alerte depuis la mi-juin, les agriculteurs de la région passent maintenant à l'action.

Une cellule de crise pour contrer la pénurie de foin

Une cellule de crise a été formée pour remédier à la situation qui affecte l'ensemble de la province. Son mandat est de créer un bureau de coordination afin de faire l’inventaire des ressources disponibles au Québec et d'organiser des achats de groupe dans le but de minimiser les coûts de transport.

Selon Gilbert Marquis, certains producteurs auront besoin d’une avance cette année, car le prix des balles de foin explose, déplore-t-il.

Les balles de foin peuvent monter jusqu'à 100 quelques dollars la balle.

Gilbert Marquis, président de l’UPA du Bas-Saint-Laurent

Les producteurs qui m’appellent [me disent] : “Gilbert, je vais peut-être être obligé de vendre mes animaux, en sortir, faire le ménage.” On ne leur conseille pas ça, car c’est leur revenu, raconte M. Marquis.

Le président de l'Union des producteurs du Bas-Saint-Laurent, Gilbert Marquis, devant un bâtiment de ferme.

Le président de l'UPA du Bas-Saint-Laurent, Gilbert Marquis (archives)

Photo : Radio-Canada / Gaston Beaulieu

Le ministre Lamontagne mise sur le travail d’équipe

Alors que plusieurs producteurs et éleveurs du Québec craignent une pénurie de foin, le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, André Lamontagne, veut en sécuriser l'approvisionnement.

Questionné à ce sujet lors de son passage à Sept-Îles jeudi, le ministre affirme que la cellule de crise mise en place inclut des représentants des producteurs de grains, de l'UPA et de la Financière agricole. Selon lui, l'effort coordonné de ces différentes instances pourrait réduire les effets de la pénurie.

Ça va vraiment être un travail d'équipe à la grandeur du Québec, pour être capable de faire bouger du foin d'une place à l'autre, puis on va se souhaiter, honnêtement, d'arriver avec les meilleures solutions possibles. Mais on s'entend qu'on fait face à des enjeux qui sont difficiles, a soutenu le ministre Lamontagne.

Pas la première sécheresse

Toutefois, cela fait plusieurs années que le temps sec donne du fil à retordre aux agriculteurs de la région, précise Gilbert Marquis.

C’est une catastrophe pour le Bas-Saint-Laurent.

Gilbert Marquis, président de l’UPA du Bas-Saint-Laurent

On ne pensait pas revivre ce qu’on a vécu il y a deux ans, c’est une sécheresse terrible encore une fois cette année, affirme M. Marquis.

En 2018, une sécheresse avait eu des conséquences désastreuses dans les champs du Bas-Saint-Laurent.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine

Agriculture