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Des grèves sont déclenchées dans trois établissements de Chartwell à Saguenay

Des grévistes avec des pancartes et des drapeaux.

Des grévistes se font entendre devant les établissements touchés par le conflit de travail.

Photo : Radio-Canada / Catherine Gignac

Radio-Canada

Des grèves viennent de s'amorcer dans sept résidences pour aînés du groupe Chartwell; trois d'entre elles sont situées à Saguenay alors que les autres établissements se trouvent à Québec. Ces débrayages auxquels ne participent pas les préposés aux bénéficiaires et les infirmières ont été déclenchés pour des considérations salariales.

À proximité de la Villa Saguenay, de la Villa Jonquière et de la Villa Chicoutimi, de petits chapiteaux ont été érigés par les grévistes pour se protéger du soleil.

Sous celui de la Villa Saguenay, la responsable de la salle à manger s’inquiète.

Je suis la seule vieille. Le reste, ce sont juste des jeunes. Quand l'école va recommencer, je vais tomber toute seule. Je vais avoir un sérieux problème tantôt , mentionne Hélène Lajoie.

Son ton peut sembler alarmiste. Or, il ne l'est pas du tout s'il faut en croire Marie-Kim Brisson, une autre employée. Elle observe que la rétention de personnel représente un sérieux défi.

Le salaire ne change pas vraiment et les conditions non plus. La plupart des employés plus jeunes envoient des C.V. ailleurs , soutient-elle.

Pour renverser la vapeur, les employés en grève croient qu’il faudrait que la partie patronale consente à leur offrir une série de bonifications salariales. Ils réclament trois augmentations d'un dollar échelonnées sur trois ans. Le statu quo est intenable, selon la conseillère syndicale Annie Potvin.

Une femme se trouve près d'un groupe de grévistes.

Annie Potvin est conseillère au Syndicat québécois des employées et employés de service.

Photo : Radio-Canada / Catherine Gignac

Elle assure que ses membres débrayeront tant que la partie patronale ne fléchira pas.

Les gens ne se sentent pas reconnus par l'employeur, mais ils sont très motivés à aller jusqu'au bout.

Annie Potvin, conseillère syndicale

Cependant, la COVID-19 pourrait jouer les trouble-fêtes. Si un seul cas était détecté dans l'une des résidences actuellement touchées par une grève, tous les débrayages perturbant les activités du groupe Chartwell seraient suspendus sur-le-champ.

Comme ce scénario ne s'est pas concrétisé pour le moment, les travailleurs continuent de piqueter, fouettés par l'appui de résidents comme Édith Giroux.

C'est important pour eux. Ils travaillent pour des ''peanuts''. Ce n'est pas plaisant , dit la dame.

Dans un bref message, la vice-présidente aux opérations et aux ventes du groupe Chartwell, Marie-France Lemay, a qualifié la revendication syndicale de démesurée et elle a écrit que le contexte est très mal choisi pour débrayer en raison de la crise du coronavirus.

D'après le reportage de Catherine Gignac

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Saguenay–Lac-St-Jean

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