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« Envoyez les élèves à temps plein cet automne », recommande la médecin en chef d'Ottawa

Une femme portant un masque sur le visage mesure avec un ruban la distance entre deux pupitres dans une salle de classe.

Certaines écoles se préparent pour le retour en classe en septembre (archives).

Photo : Getty Images / izusek

Radio-Canada

La médecin en chef de Santé publique Ottawa (SPO) recommande que les élèves retournent à l'école à temps plein en septembre. La Dre Vera Etches a fait cette suggestion lors d'une réunion spéciale du Conseil scolaire du district d'Ottawa-Carleton (OCDSB) jeudi soir.

Je recommande de prioriser et de prévoir que nous accueillerons les élèves en classe cinq jours par semaine, a déclaré la Dre Etches. Et que nous travaillons à partir de là pour nous assurer que ce soit aussi sécuritaire que possible.

Cela équilibrerait le risque d'infection par la COVID-19 [...] avec les effets néfastes chez les enfants, les jeunes et les familles que nous constatons.

Vera Etches, médecin en chef de Santé publique Ottawa

La Dre Etches souligne que même s'il existe un risque que les enfants transmettent la COVID-19 aux populations vulnérables, les enfants eux-mêmes ne contractent généralement pas d'infections graves.

La Dre Vera Etches, médecin-chef de Santé publique Ottawa.

La médecin en chef de Santé publique Ottawa, la Dre Vera Etches (archives)

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Les adultes font leur part pour maintenir une faible transmission en restant à deux mètres l'un de l'autre, en limitant les contacts, en restant à la maison lorsqu'ils sont malades, illustre-t-elle. En tant qu'adultes, nous devons contribuer pour que les enfants puissent être ensemble et être à l'école autant que possible.

SPO souhaite également influencer le gouvernement provincial, qui met au point ses recommandations en vue du retour en classe.

De leur côté, les administrateurs de l'OCDSB ont voté vendredi lors d'une séance extraordinaire en faveur d'un retour en classe à temps plein pour septembre. Dans la motion, les conseillers demandent aussi au gouvernement de l'Ontario d'accorder du financement pour l'achat d'équipement de protection et de nettoyage.

Plus de 72 000 élèves fréquentent une école de l'OCDSB.

Le ministère de l'Éducation de l'Ontario a d'ailleurs demandé aux conseils scolaires d'élaborer trois scénarios de retour à l'école :

  1. un enseignement en classe à temps plein (cinq jours par semaine) avec nettoyage intensif des écoles
  2. uniquement des cours en ligne à la maison
  3. une approche hybride combinant ces deux modèles

La province se donne jusqu'à la fin août pour préciser quelle option sera privilégiée.

Le CHEO en faveur d'un retour en classe à temps plein

Cette prise de position de la SPO survient alors que, mercredi, le PDG du Centre hospitalier pour enfants de l’est de l’Ontario (CHEO) demandait lui aussi un retour complet à l'école en septembre, avertissant que la pandémie nuisait à la santé mentale des tout-petits.

Alex Munter s'est ainsi rallié aux dirigeants des hôpitaux pour enfants de Toronto et de Halifax, qui ont fait des recommandations similaires.

Le PDG de l'hôpital pour enfants d'Ottawa, Alex Munter.

Le PDG du CHEO, Alex Munter, demande un retour complet à l'école en septembre (archives).

Photo : La Presse canadienne / Steve Bezanson

La conversation que nous devrions avoir est de se demander comment revenir à l'école et aux services de garde cinq jours par semaine. Ensuite, d'évaluer toutes les autres décisions que nous prenons par rapport à cet objectif, a expliqué M. Munter.

Il ajoute que des pédiatres signalent au CHEO voir davantage de problèmes de santé mentale liés à la pandémie de COVID-19.

Les enfants sont parmi les moins susceptibles d'être infectés par la COVID-19, mais ils sont parmi ceux qui ont été les plus touchés.

Alex Munter, président-directeur général du CHEO

Ils ont perdu leur école, leur garderie, leurs amis. Les enfants qui ont des besoins spéciaux n'ont plus accès à du soutien ni à leurs grands-parents. Donc, tout cela s'additionne et nous commençons à voir les effets, a ajouté M. Munter.

Pour lui, le retour à temps plein en classe constitue un argument de sécurité.

Mieux vaut avoir des enfants [ensemble] dans un environnement supervisé avec les mêmes élèves cinq jours par semaine, a-t-il précisé, que d'aller à l'école quelques jours par semaine, puis de les disperser parmi les voisins, les amis ou les autres aides et d'avoir beaucoup de contacts avec des personnes différentes.

Avec les informations de Hillary Johnstone et de Ryan Patrick Jones, de CBC

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