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L’été (presque) sans baseball de Patrick Scalabrini

Le reportage de Jean-Philippe Martin

Photo : Radio-Canada / Jean-Philippe Martin

Pour la première fois de sa vie d’adulte, le gérant des Capitales de Québec, Patrick Scalabrini, passera son été ailleurs que sur les terrains de baseball.

Patrick Scalabrini doit remonter à ses débuts chez les juniors, il y a une vingtaine d’années, pour se souvenir de son dernier été qui n'était pas entièrement consacré au baseball.

J’avais un emploi dans une serre de tomates et je jouais junior avec mes amis, se souvient l’ancien joueur d’avant-champ originaire de Waterville, près de Sherbrooke.

La semaine dernière, les Capitales de Québec ont annoncé que la saison 2020 n’aurait pas lieu. Le projet de ligue à quatre équipes, sur lequel lui et les autres membres de l’organisation des Capitales ont travaillé pendant plusieurs semaines, ne s’est pas concrétisé.

On est tout à fait zen avec la décision que nous avons prise ensemble. C’était pour le bien de tous, alors on tourne la page.

Patrick Scalabrini, gérant des Capitales de Québec.

Du temps en famille

Les Capitales de Québec devaient disputer 96 matchs en 115 jours entre le 15 mai et le 6 septembre au sein de la nouvelle ligue unifiée Frontier. C’est sans compter le camp d’entraînement, les matchs préparatoires et les séries éliminatoires. 

Et on pourrait ajouter toutes les heures passées à préparer les stratégies de match, à recruter de nouveaux joueurs en pleine saison et toute autre tâche connexe qu’un gérant d’une équipe de ligue indépendante doit remplir.

Maintenant que tout est annulé, le calendrier de Patrick Scalabrini vient de s’ouvrir à une foule d’options. Mais que faire de tout ce temps?

J’en suis un peu angoissé parce que je ne sais pas trop où me placer pour l’instant, dit-il en souriant.

Mais je pense que ça va être le fun de passer du temps en famille avec les enfants et avec ma blonde. Ça va être différent, mais on va tirer profit de la situation et découvrir ce qu’on peut faire au Québec en été, chose que je n’ai jamais vécue de ma vie d’adulte, s’empresse-t-il d’ajouter.

Le baseball jamais loin

Sans en dévoiler la teneur, Patrick Scalabrini dit avoir refusé des offres pour d’autres emplois reliés au baseball cet été, mais il en a quand même accepté une qui lui garantit du travail tous les jours de l’été.

J’ai trouvé un travail très stimulant : je serai l’entraîneur personnel de Luka Scalabrini, dit-il en parlant de son fils de trois ans et demi, lui qui est aussi papa de Maya, sept ans.

C’est un emploi à temps plein, qui n’est pas très payant, mais qui devrait être très gratifiant, ajoute-t-il, à la blague.

Il ira aussi voir les enfants de ses amis qui évoluent dans différentes équipes de baseball mineur dans la région.

Mais chose certaine, il ne décrochera pas totalement de son poste avec la formation québécoise. Parce que l’équipe souhaite revenir en force en 2021.

C’est ma passion, j’aime ça. J’ai déjà commencé à recruter pour 2021. Avec tous les changements dans les ligues majeures et les ligues mineures où on coupe des équipes et on libère des joueurs, ce sont des opportunités pour les Capitales et moi. Je dois les contacter.

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