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Vague de dénonciations d'agressions présumées sur Instagram

Gros plan de mains qui tiennent un téléphone intelligent. La personne consulte la page Victims_voices_tr

Une page Instagram a vu le jour afin que des victimes dénoncent de présumés agresseurs.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Dans l'émergence d'un mouvement de dénonciation des violences à caractère sexuel ou physique au courant des derniers jours, une page Instagram a vu le jour afin d’inciter les victimes de Trois-Rivières et de Shawinigan à prendre la parole. Le compte a déjà réuni plus de 1000 abonnés.

Une vingtaine de témoignages de harcèlement et d'agressions sexuelles, physiques et psychologiques ont depuis été publiés sur la page Victims Voices TR.

Certains récits sont plus violents et délicats que d’autres. Les personnes se permettent même parfois de citer le nom de leur présumé agresseur.

D’autres villes comme Montréal, Québec, Sherbrooke et Laval ont aussi leur page.

Les administratrices de la page régionale, qui souhaitent conserver l'anonymat par crainte de représailles, ont reçu selon leurs dires plusieurs centaines de témoignages en moins de 24 h.

Elles veulent offrir un espace sécuritaire pour faciliter la prise de paroles et montrer aux victimes qu’elles ne sont pas isolées.

On est deux personnes qui avons déjà vécu une agression sexuelle, explique l’une d'entre elles. On sait que c'est difficile d'en parler et ça nous tient à cœur que les victimes aient un endroit sécuritaire pour dire leur histoire et qu'elles sachent qu'elles ne sont pas seules.

De plus en plus de dénonciation?

Au Centre d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS), on s'attend à ce que l’initiative de Victims Voices TR occasionne une résurgence de dénonciations. Le nombre d'appels reçus à l’organisme s’est d’ailleurs multiplié depuis sa création.

On a un système judiciaire qui est peu accessible. J’ai vu avec les années une augmentation de demandes d’accompagnement au niveau judiciaire, affirme Marie-Soleil Desrosiers, intervenante sociale au CALACS.

Au CALACS à Trois-Rivières on a environ 150 demandes par année. C’est sûr que quand il y a un mouvement, un phénomène social, comme ce qui se passe en ce moment, on s’attend à ce que les demandes augmentent. Aujourd’hui, on a déjà une jeune femme qui nous a appelés en lien avec ça.

Marie-Soleil Desrosiers, intervenante sociale au CALACS

Selon l'intervenante, de plus en plus de victimes de crimes sexuels souhaitent porter plainte aux policiers. Seulement 5 % d'entre eux entameraient toutefois des procédures judiciaires.

Rappelons que le mois dernier, l'adoption du projet de loi 55 a aboli le délai de prescription en matière d'agression sexuelle pour les poursuites civiles. Le délai de 30 ans est maintenant chose du passé. Le fardeau de preuve est plus facile à atteindre dans une poursuite civile que pénale.

D’après les informations de Jacob Côté

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Mauricie et Centre du Québec

Justice