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La lutte pour contenir la berce du Caucase porte ses fruits

Un plant de berce du Caucase.

Le plus important foyer connu de berce du Caucase au Québec est en voie d’être contenu, dans la MRC du Val-Saint-François.

Photo : Radio-Canada / Guylaine Charette

Radio-Canada

Le plus important foyer connu de berce du Caucase au Québec est en voie d’être contenu, dans la MRC du Val-Saint-François. Les efforts de Racine, de Valcourt, de Maricourt et du Canton de Valcourt pour endiguer cette plante exotique envahissante donnent des résultats encourageants.

Depuis quatre ans, plus de 200 000 $ ont été consacrés à cet ennemi redoutable dont la sève peut causer des brûlures au deuxième degré. La population est en décroissance dans la MRC du Val-Saint-François, mais la partie est loin d'être gagnée.

Les quatre municipalités du Val-Saint-François, le Conseil régional de l’environnement de l’Estrie et la compagnie Quadra Environnement, mandatée pour éradiquer la plante, ont fait le point jeudi à Racine, sur les rives du ruisseau Benda, un endroit très infesté.

Sur 12 kilomètres, selon des estimations conservatrices, il y aurait 500 000 plants de berce du Caucase. Mais c’est peut-être 10 fois plus, selon des spécialistes, car chaque plant peut produire 20 000 graines.

À cette période de l’année, c’est une course contre la montre pour couper les fleurs des plants matures avant qu’ils ne produisent de nouvelles semences.

Il y a une étude qui est sortie chez nos collègues de la République tchèque qui montre que le réservoir des graines peut durer sept ans. Les derniers plants à avoir relâché leurs graines le long du cours d’eau ici, c’était en 2016. Il risque d’y avoir de nouveaux plants jusqu’en 2024, explique Nicolas Trottier, président de Quadra Environnement.

Une éradication qui coûte cher

Racine, Valcourt, Maricourt et le Canton de Valcourt ont investi 100 000 $ depuis quelques années et ont eu droit en 2019 à une subvention provinciale de 100 000 $ pour un programme d'éradication échelonné sur quatre ans.

Toutefois, il faudra en faire plus, disent les maires et le Conseil régional de l'environnement de l'Estrie. Ce dernier a notamment mis sur pied une table estrienne pour lutter contre les plantes envahissantes. Il y a la berce du Caucase, mais aussi la renouée du Japon et le myriophylle à épis qui font des ravages dans la région.

On va essayer de la contrôler, mais on n’arrivera pas à l’éradiquer. Ça va prendre encore plusieurs années et ça va prendre d’autres subventions, laisse entendre Christian Massé, maire de Racine.

Le premier fonds est une bonne nouvelle, mais il faut poursuivre et aussi investir dans les activités de sensibilisation et de détection précoce pour éviter à avoir à agir par après, indique pour sa part Jacinthe Caron, directrice du Conseil régional de l’environnement de l’Estrie.

Avec les informations de Guylaine Charette

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