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Un Néo-Écossais accusé après un incident près de la frontière du Nouveau-Brunswick

Une agression serait survenue pendant une inspection qui n'était pas en lien avec le contrôle des frontières.

Une petite construction en briques entre deux voies de l'autoroute.

La station de pesage sur la Transcanadienne dans la région d'Amherst, en Nouvelle-Écosse, près de la frontière du Nouveau-Brunswick.

Photo : Google Street View, juillet 2019

Radio-Canada

Un camionneur est accusé de voies de fait à l’endroit d’un agent de la paix après une agression présumée qui serait survenue mercredi soir en Nouvelle-Écosse, à Fort Lawrence, près de la frontière avec le Nouveau-Brunswick.

Le suspect, un homme de 50 ans d’East Amherst, en Nouvelle-Écosse, est aussi accusé de bris de conditions.

Selon la Gendarmerie royale du Canada (GRC), une agression à l’endroit d’un agent de conformité serait survenue peu avant 20 h, mercredi, à une station de pesage des camions.

La présumée victime est membre du syndicat NSGEU, qui représente des employés de la fonction publique en Nouvelle-Écosse. Selon Jason MacLean, l’incident allégué se serait produit alors que l’agent effectuait une inspection de routine sur le véhicule de l’accusé. L’inspection, dit-il, n’était pas liée aux contrôles frontaliers ou à la pandémie.

L’homme s’est mis en colère, s’est dirigé vers lui, l’a agrippé par la gorge et l’a agressé , a affirmé M. MacLean. Il ajoute ne pas savoir ce qui aurait mené à cette situation.

Jason MacLean debout dans un espace qui semble être son lieu de travail.

Jason MacLean, président du syndicat NSGEU (archives).

Photo : Radio-Canada / Paul Poirier

Selon M. MacLean, la présumée victime a utilisé sa radio pour demander de l’aide. Des agents de conservation de la faune qui se trouvaient dans les environs sont intervenus et ont détenu le suspect jusqu’à l’arrivée des policiers.

Le suspect a été remis en liberté plus tard mercredi soir, sous certaines conditions, dit la police. Celle-ci précise qu’une enquête est toujours en cours.

L’individu doit comparaître en septembre.

Le premier ministre critique le syndicat

Les agents de conformité en Nouvelle-Écosse ne sont pas armés. Le syndicat demande des armes défensives pour ces agents. Comme du poivre de cayenne, des bâtons ou des choses de ce genre, non pas pour faire exécuter quelque chose, mais pour leur permettre de se protéger , dit James MacLean.

Jeudi après-midi, lors d’un point de presse portant sur le coronavirus, le premier ministre de la Nouvelle-Écosse, Stephen McNeil, a qualifié l’incident présumé de préoccupant et a remercié les employés de la fonction publique.

Stephen McNeil assis devant des drapeaux de la Nouvelle-Écosse.

Stephen McNeil, premier ministre de la Nouvelle-Écosse, le 9 juillet 2020 à Halifax.

Photo : Radio-Canada

Interrogé à savoir si son gouvernement chercherait à améliorer la sécurité des agents de la paix, M. McNeil s’est cependant emporté contre le syndicat NSGEU. Ce syndicat a saisi chaque occasion de se plaindre et chercher à diviser, a-t-il affirmé.

Je ne vais pas permettre à quelques personnes d’essayer de diviser notre province pendant que nous continuons à gérer [la pandémie] et rouvrir notre économie , a poursuivi M. McNeil.

Selon Jason MacLean, les commentaires du premier ministre reflètent son mépris du syndicat et de ses demandes en matière de sécurité.

Le président du syndicat NSGEU rappelle qu’il n’a rien dit au sujet de la pandémie lorsqu’invité à commenter l’incident qui serait survenu mercredi près de la frontière.

Avec les informations de CBC et La Presse canadienne

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