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Guide 101 des voyages au Canada cet été

Une petite autocaravane stationnée dans une zone montagneuse.

Cet été, les Canadiens qui souhaitent voyager au pays doivent bien se renseigner sur les règles à appliquer en fonction d'où ils se rendent.

Photo : Getty Images / DarthArt

Les consignes de voyage de cet été varient d’une province à l’autre. Même si le mot d’ordre est d’éviter les voyages non essentiels à l’extérieur de votre province ou territoire d’origine, il est tout de même possible de vous déplacer dans la grande majorité du Canada.

Si la COVID-19 a mis un coup d'arrêt aux voyages internationaux, les Canadiens peuvent tout de même profiter de vacances dans leur pays. Pour voyager en toute tranquillité, mieux vaut cependant bien connaître les dispositions à respecter d’est en ouest, et du nord au sud du pays.

Vue sur le lac Maligne dans le parc national de Jasper.

Le parc national de Jasper accueille les touristes venus de partout au Canada, sans obligation de mise en quarantaine. En revanche, le gouvernement albertain déconseille fortement aux non-résidents de s'y aventurer pendant la pandémie.

Photo : Radio-Canada / Axel Tardieu

L’Ouest

Le port du masque sera obligatoire dans tous les espaces publics intérieurs et dans les transports en commun à Calgary à partir du 1er août. Les derniers détails seront débattus et feront l'objet d'un vote du conseil municipal prochainement.

Dans les quatre provinces de l’Ouest, les voyages sont possibles, quoique peu conseillés. Si un Albertain veut se rendre en Saskatchewan ou si un Britanno-Colombien souhaite aller voir du côté du Manitoba, aucun auto-isolement ne sera requis.

Bien sûr, les autorités sanitaires de chaque province en appellent à une responsabilité individuelle et demandent le respect des règles en vigueur dans le lieu de villégiature choisi.

Les amoureux de camping doivent se montrer prudents sur leurs choix de destination puisque les parcs provinciaux de Colombie-Britannique, de l’Alberta et de la Saskatchewan réservent les emplacements de campings à leurs résidents.

À noter également qu’un avis de santé publique interdit actuellement les déplacements non essentiels dans le nord-ouest de la Saskatchewan.

Si le Manitoba ne requiert pas de quarantaine de la part des résidents de la Colombie-Britannique, de l’Alberta, de la Saskatchewan, du Yukon, des Territoires du Nord-Ouest, du Nunavut ou du nord-ouest de l’Ontario (à l’ouest de Terrace Bay), les habitants de l’est du pays, eux, doivent s’y soumettre.

Les autorités sanitaires manitobaines demandent aussi aux voyageurs de s’arrêter le moins possible lors d’un déplacement.

Enseigne montrant la frontière du Yukon avec un véhicule qui passe sur la route.

Le Yukon autorise les voyages non essentiels. Seuls les résidents des deux autres territoires et la Colombie-Britannique ne devront pas se soumettre à une quarantaine obligatoire.

Photo : Radio-Canada / Claudiane Samson

Les territoires

Les trois territoires canadiens ont été relativement épargnés par la COVID-19 jusqu’à maintenant et comptent bien le rester. C’est pourquoi les règles régissant les séjours sont plus strictes qu’ailleurs.

La frontière du Yukon est ouverte aux voyageurs non essentiels, mais ceux-ci devront se placer en quarantaine à leur arrivée sur le territoire (sauf les Ténois, les Nunavois et les Britanno-Colombiens).

Un corridor de déplacement a été mis en place entre les Territoires du Nord-Ouest et le Nunavut. Les résidents des Territoires du Nord-Ouest peuvent se rendre au Nunavut sans devoir s’auto-isoler, et réciproquement, sauf s’ils ont voyagé en dehors de leur territoire moins de deux semaines avant leur déplacement. Ils devront en revanche obtenir une autorisation de déplacement auprès du bureau du médecin hygiéniste en chef.

Les résidents des autres provinces qui veulent se rendre aux Territoires du Nord-Ouest peuvent obtenir des exemptions pour circonstances exceptionnelles si un membre de leur famille y habite. Les voyages d’agrément ne peuvent pas obtenir de telle exemption.

Les voyageurs en provenance du Nunavut et des Territoires du Nord-Ouest doivent se soumettre à une quarantaine à leur retour chez eux.

Des passants qui portent un masque passent devant de Musée royal de l'Ontario.

En Ontario, les résidents et Canadiens en provenance d'autres régions qui décident de venir passer des vacances dans la province pourront visiter le Musée royal de l'Ontario (ROM) dès dimanche.

Photo : La Presse canadienne / Cole Burston

Ontario et Québec

Le port du masque est obligatoire dans tous les lieux publics intérieurs du Québec depuis le 18 juillet. Les personnes qui voudront se rendre dans un lieu public fermé – une boutique, une épicerie, un centre commercial, un centre sportif, par exemple – devront porter un masque, sous peine de se voir refuser l'accès.

Les deux provinces les plus touchées par la COVID-19 ont choisi d’autoriser les déplacements chez elles, sans imposer de restrictions trop strictes. Là encore, malgré une économie touristique durement touchée, elles ne recommandent toutefois pas aux non-résidents de faire le déplacement.

Santé publique Ontario recommande fortement de porter un masque en public quand il devient plus difficile de respecter les deux mètres de distance. Le port du masque est obligatoire dans les commerces de certaines municipalités, comme à Kingston et dans Windsor-Essex, et à Toronto.

Pour les Ontariens qui prévoient de quitter leur province, les autorités provinciales ne leur demandent pas de s’isoler à leur retour.

Au Québec, les personnes qui visitent d’autres régions à l'intérieur de la province ou ailleurs au Canada n’ont pas l’obligation de s’isoler 14 jours à leur retour. Cependant la santé publique le recommande.

Il n'y a pas non plus de mesure d'isolement prévue pour les personnes qui arrivent des autres provinces canadiennes.

Une vue aérienne de Peggy's Cove en Nouvelle-Écosse.

Les provinces de l'Atlantique ont décidé de former une "bulle" permettant à tous les résidents de se déplacer de l'une à l'autre sans avoir à se mettre en quarantaine au préalable.

Photo : Radio-Canada / Steve Lawrence

La bulle atlantique

Les quatre provinces de l’Atlantique (Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse, Île-du-Prince-Édouard et Terre-Neuve-et-Labrador) fonctionnent sur le principe d’une bulle. Depuis le 3 juillet, les résidents de ces provinces n’ont plus à s’isoler pendant 14 jours en cas de déplacement à l’intérieur de la bulle.

En revanche, les personnes à l’extérieur de la bulle atlantique devront s’isoler pendant 14 jours en cas de déplacement dans l’une des quatre provinces. Si, après cet isolement de 14 jours obligatoire, elles se déplacent dans les autres provinces de la bulle, elles n’auront pas à s’isoler de nouveau.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

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