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Fin du 3e quart de travail à FCA : le flou persiste pour l'avenir des travailleurs

Deux ouvriers travaillent sous une fourgonnette Dodge Caravan dans une usine.

Des ouvriers de l'usine de Fiat Chrysler à Windsor

Photo : FCA Canada

Radio-Canada

Le flou persiste quant à l'avenir de certains travailleurs de l'usine Fiat Chrysler (FCA) de Windsor. Le troisième quart de travail doit prendre fin vendredi. Toutefois, l’entreprise n’a pas encore dit aux employés combien de personnes seront mises à pied.

Ce quart de travail, créé en 1993, devait initialement prendre fin l'année dernière, mais il avait été prolongé.

Actuellement, 1500 personnes effectuent ce quart de travail. Les licenciements ne touchent pas tous les employés de ce quart de nuit.

Carisa Bondy a commencé à travailler à l'usine d'assemblage de Windsor en 2016. Elle s'est fait dire qu'elle pourrait peut-être conserver son emploi.

Au début, j'étais très stressée, explique-t-elle. Puis j’ai fini par accepter le fait que j’allais probablement perdre mon emploi. Je me suis demandé comment faire pour survivre jusqu'à ce que je sois rappelée.

Dave Cassidy, le président de la section locale 444 d'Unifor, n’en sait pas davantage.

Un homme avec des lunettes.

Le président de la section locale 444 d'Unifor, Dave Cassidy

Photo : Radio-Canada

Nous ne savons pas exactement combien de personnes vont partir, explique-t-il.

C'est pour ça qu'il y a de l'anxiété. Nous poussons l'entreprise tous les jours pour connaître le nombre de personnes concernées, afin qu'elles soient fixées sur leur sort.

Dave Cassidy, le président de la section locale 444 d'Unifor

Un jeu de dominos va en effet s’enclencher, en fonction de plusieurs facteurs.

L’ancienneté est un élément qui pourra jouer et permettre à des employés du troisième quart de travail de conserver leur emploi.

D’autre part, 700 employés ont accepté des incitatifs au départ. Cela concerne des personnes qui partent à la retraite, la préretraite ou encore d'autres qui acceptent des indemnités de départ offertes après cinq ans à l'emploi de l’entreprise.

[Aux 700 employés qui ont accepté un accord de départ] s’ajoutent les employés qui sont en congé de maladie ou en accident du travail, en vacances, explique Dave Cassidy.

Selon Louis Durand, professeur en relations industrielles à la Faculté de gestion de l’Université Laurentienne, ce jeu de dominos est classique lorsqu’une entreprise procède à une vague de licenciements.

Louis Durand assis sur une chaise.

Louis Durand, professeur en relations industrielles à la Faculté de gestion de l’Université Laurentienne

Photo : Radio-Canada / Pierre-Mathieu Tremblay

[Fiat Chrysler] ne peut pas savoir immédiatement quels sont les employés des autres quarts de travail qui vont éventuellement être intéressés à aller vers une retraite anticipée, ce qui [laisse] des places pour les 1500 employés, explique le professeur.

Toutefois, il juge que les employés devraient être à présent informés et savoir s’ils seront en mesure de continuer à travailler ou pas.

Je peux comprendre qu’il peut y avoir un petit délai pour l’entreprise pour voir combien d’employés des autres quarts de travail souhaitent éventuellement aller vers une retraite anticipée. Mais ces employés devraient savoir déjà s’ils continuent à travailler ou s’ils vont être mis à pied

Louis Durand, professeur en relations industrielles à la Faculté de gestion de l’Université Laurentienne

Questionnée au sujet du nombre d’employés licenciés, l’entreprise n’a pas fourni de réponse.

Avec des informations de CBC

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Windsor

Industrie automobile