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De l'espoir, une pierre à la fois

Plusieurs cailloux sont couverts de dessins peints à la main, disposés sur une table.

Des petits joyaux sont laissés un peu partout dans la métropole.

Photo : Radio-Canada

Êtes-vous de ceux qui aiment se balader sur le bord de la rivière et dans les parcs de Calgary? Auriez-vous remarqué par hasard sur votre chemin, de jolies pierres, peintes de toutes sortes de couleurs, affichant au dos un message d’espoir? Et bien, vous êtes peut-être tombé sur le projet d'Anne Giguère et de ses enfants, appelé Charming Rock Project.

Le projet Charming Rock mijotait depuis quelque temps dans la tête d'Anne, une graphiste, établie à Calgary depuis 2007 avec son mari Pascal. Elle et ses enfants voulaient à leur façon répandre un peu de bonheur autour d'eux, mais comment faire? Une idée s'est mise à germer...

De gauche à droite : Anne, Ivy et Lily Joe.

Anne avait voulu créer un projet similaire qu’elle voulait appeler Golden nuggets. Elle voulait inscrire des messages sur des pierres et, accompagnée de ses filles, aller les cacher à différents endroits pour qu’elles soient découvertes.

Photo : Radio-Canada

Une peinture, un dessin sur une pierre et un message unique, venant de la famille, à un inconnu, c'est ce que voulait faire Anne à l'époque. Mais, se disant que c’était trop compliqué, le projet est tombé à l’eau... jusqu'à la pandémie.

Au mois de mars, quand la pandémie est arrivée, je me suis dit qu’il fallait que je fasse quelque chose avec les enfants, raconte Anne. Je n’ai pas réinventé la roue, peindre des galets, il y a beaucoup de gens qui font ça. Mais je voulais vraiment faire quelque chose avec les filles, et je me suis dit qu’on pourrait rajouter des messages positifs au dos et mettre un hashtag pour Instagram, pour que les gens puissent nous dire ce qu’ils en ont pensé.

Messages positifs, mots d’encouragement, ce qui est au dos de chaque pierre est unique, spontané et inspiré du dessin.

Une pierre est posée sur une table et on peut lire en anglais : « Wake up and be awesome ».

Des messages inspirants, comme celui-ci où on peut lire : « Réveillez-vous et soyez incroyable » sont inscrits au dos de chaque pierre.

Photo : Radio-Canada

Les deux fillettes ont tout d’abord participé à la création des galets, mais se sont vite réorientées dans leur tâche, soit celle de les cacher…

Moi, ce que j’aime vraiment, c'est cacher les pierres explique Ivy, la plus vieille. Moi, ce que j’aime, c’est de voir que ça fait du bien raconte la plus jeune, Lily Joe.

Des poupées russes ont été peintes sur des pierres.

Depuis la mi-mars, plus d’une centaine de pierres ont été peintes, et près d’une cinquantaine qui ont été déposées quelque part dans dans la métropole.

Photo : Radio-Canada

Chaque pierre est unique

Pour trouver les galets parfaits pour ces petites œuvres d’art, Anne et ses filles se rendent près de la rivière : les pierres doivent être lisses, non poreuses, pâles et préférablement plates.

Une femme et ses deux fillettes cherchent des galets dans la rivière.

C'est au bord de la rivière que l'on peut trouver, selon Anne Giguère, les meilleures galets à peindre.

Photo : Radio-Canada / Lyssia Baldini

Les trois se mettent à la recherche des bijoux de la rivière. Une fois le sac rempli, elles retournent à la maison et c’est là que commence le travail. Anne s’assoit à sa table et cherche dans le sac pour trouver la pierre qui va l'inspirer à créer une peinture et un message.

Pots de peinture, crayons feutres, colle et accessoires sont disposés sur une table.

Acrylique, crayons et vernis, Anne veut s’assurer que ses œuvres ne s’effaceront pas avec la pluie et donc, ne pollueront pas la nature.

Photo : Radio-Canada

Je passe la journée devant l’ordinateur parce que je suis graphiste, et j’adore ça, créer sur l’ordinateur, mais ce n'est pas comme créer réellement avec nos mains. C’est le moment où je me détends, je passe à autre chose, je fais ce que j’aime et ça me fait du bien de savoir que ça va peut-être faire plaisir à quelqu’un d’autre.

Anne Giguère, artiste et graphiste

Depuis le début du projet, plusieurs personnes ont découvert les pierres. D’ailleurs, sur le compte Instagram de @Charming Rock Projet, plusieurs ont laissé quelques commentaires. Remerciements, partage de l’expérience, identification de l’endroit où la roche a été trouvée, il y a même certaines personnes qui ont caché de nouveau la pierre pour refaire vivre l’expérience à d’autres.

Une fillette tente de cacher un petit galet sur un banc, dans un parc.

Ivy place sa pierre sous l'accoudoir d'un banc, dans un parc au bord de la rivière Bow.

Photo : Radio-Canada / Lyssia Baldini

C’est vraiment le fun de voir qu’on a pu égayer la journée de quelqu’un. J’ai eu entre autres un commentaire d’un parent qui écrivait que son enfant avait trouvé le galet quatre pieds dans la rivière. Je ne sais pas comment elle s’est rendue là, mais c’est le fun de voir que ça rend les gens joyeux. C’est un peu comme une chasse au trésor.

Pour l’instant les messages sont en anglais, mais Anne en fera prochainement quelques-unes bilingues.

Une fillette tente de cacher galet au pied d'un pont, dans un parc au bord de l'eau.

Lily Joe tente de cacher son galet au pied d'un pont, au bord de la rivière Bow.

Photo : Radio-Canada / Lyssia Baldini

Voici tous les endroits où les pierres ont été déposées jusqu’à maintenant : au parc Nose Hill, au zoo de Calgary, dans le quartier Beddington, à Chestermere, à Invermere, dans le parc Bowness, au bord de la rivière Bow, dans les parcs Confluence et Edworthy.

Qui sait si elles feront partie de votre destinée! Et n’oubliez pas, si vous en trouvez une, il faut aller sur Instagram et écrire @CharmingRockProject et pour partager votre histoire!

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