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Coupe Stanley : comment fonctionnent les fameuses villes bulles de la LNH?

Le commissaire de la Ligue nationale de hockey, Gary Bettman, pose devant l'écusson de la ligue.

Les camps d'entraînement ouvriront le 13 juillet et les équipes se dirigeront vers leur bulle le 26 juillet prochain. Les premiers matchs des séries éliminatoires seront disputés à partir du 1er août.

Photo : La Presse canadienne

Edmonton et Toronto ont remporté leur pari en devenant les deux villes bulles qui accueilleront les matchs des séries de la Ligue nationale de hockey (LNH), mais que se cache-t-il derrière ce suspense qui dure déjà depuis plusieurs semaines et quelles seront les mesures à l’intérieur de ces zones sécurisées?

Sept jours avant leur arrivée dans leur ville bulle, les joueurs subiront un test de dépistage de la COVID-19 à trois reprises, à 48 heures d’intervalle.

Les équipes de l'Association de l’Est iront à Toronto et celles de l’Ouest se dirigeront vers Edmonton. Chaque ville accueillera respectivement 12 équipes, soit 24 au total.

À destination, les équipes seront confinées dans leur bulle ou zone sécurisée, composée d’hôtels, de restaurants, de complexes d'entraînement et de l’aréna où ils disputeront les matchs préparatoires, le tour qualificatif et les duels éliminatoires, selon la LNH. Les formations ne pourront donc pas se mêler au reste de la population.

Les arénas Banque Scotia, à Toronto, et Place Rogers, à Edmonton, sont ceux qui devraient accueillir les joueurs de l'Est et de l'Ouest.

La vie dans la bulle

Selon le protocole de la LNH, la composition de chaque équipe ne pourra excéder 52 personnes à l’intérieur de la bulle, incluant les propriétaires, les joueurs, les entraîneurs, les dirigeants et le personnel.

Le nombre de joueurs de chaque équipe sera limité à 31.

Chaque formation se verra attribuer un étage complet dans leur hôtel respectif et chaque joueur aura une chambre simple, sans colocataire.

Tous les accès seront, par ailleurs, contrôlés par la ligue, que ce soit pour entrer ou pour sortir. Il sera donc strictement interdit aux joueurs de visiter les chambres de leurs collègues, selon la ligue.

Les bars et les restaurants des hôtels qui hébergeront les organisations seront ouverts et mis à disposition des équipes, à condition de respecter les mesures de distanciation physique. Les joueurs auront, de plus, accès à la piscine et au centre d'entraînement de l’hôtel.

Selon la LNH, chaque équipe aura également accès à un endroit déterminé où elle pourra tenir ses réunions.

Des excursions à l'intérieur et à l'extérieur de la bulle ont été approuvées par la LNH. Les joueurs pourront notamment s'adonner à des activités sportives comme le golf.

Le protocole stipule par ailleurs que tous les déplacements locaux des équipes seront sous la responsabilité de la ligue.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir
Montage photo montrant l'extérieur et l'intérieur de la Place Rogers, à Edmonton, à quelques heures d'un match.

L'ouverture de la Place Rogers à Edmonton a été l'événement marquant de 2016, sur la scène sportive albertaine.

Photo : La Presse canadienne

Minimum de 1248 tests par jour

Les directives du protocole de la LNH indiquent que les joueurs devront porter un masque en tout temps, sauf durant les matchs.

Toutes les personnes admises dans la bulle, que ce soit un membre de l'équipe ou du personnel de chambre, devront se soumettre quotidiennement à un test de dépistage de la COVID-19, en plus de prendre leur température et de vérifier leurs symptômes.

À 52 membres par équipe, les 24 formations seront soumises à 1248 tests de dépistage par jour, à elles seules.

Toute personne qui recevra un diagnostic positif de la COVID-19 sera immédiatement isolée jusqu’à ce qu’elle soit guérie et qu’elle obtienne deux tests négatifs dans un intervalle d’au moins 24 heures.

Par ailleurs, la ligue indique que l’identité du joueur déclaré positif au coronavirus ne sera dévoilée ni aux médias ni au public pour des raisons de confidentialité.

Les familles des joueurs

Selon la ligue, les familles immédiates des joueurs pourront rejoindre la bulle pendant les finales d'association et la finale de la Coupe Stanley à Edmonton.

Pour être autorisées à rester dans la même chambre qu'un joueur, elles devront se mettre en quarantaine d'abord et faire des tests quotidiens à l'intérieur de la bulle.

Selon la ligue, les joueurs ont le droit de choisir de ne pas participer aux séries sans s’exposer à des mesures disciplinaires.

La LNH indique que toute équipe qui enfreindrait les règles fixées dans le protocole sera passible de pénalités importantes, telles que des amendes ou la perte de choix de repêchage. Elle ajoute que tout joueur qui refusera de suivre le protocole fera l'objet d'un retrait définitif de la bulle.

Fébrilité à Edmonton

À Edmonton, l’hôtel JW Marriott accueillera les joueurs et leurs équipes.

Le premier vice-président des communications du groupe Oilers Entertainment, Tim Shipton, a déclaré que divers restaurants et choix de nourriture seraient disponibles dans la bulle.

Le restaurant Ruth's Chris Steakhouse a été contacté par la ligue pour faire éventuellement partie de ces restaurants, selon le gestionnaire des services d'accueil du restaurant, Taylor Medak.

C'est super pour les restaurants qui ont été approchés par la ligue pour potentiellement faire partie de la bulle. C’est peut-être une grande occasion qui nous attend dans les prochaines semaines. Reste à savoir si nous ferons en effet partie de la bulle, dit Taylor Medak.

Nous devons attendre l’annonce. Mais, nous sommes pleinement préparés tant en ce qui concerne l’équipe que les mesures sanitaires.

C’est très excitant pour la ville! C’est un scénario sans précédent avec la LNH et en tant qu’Edmontonien, je suis fier de cela.

Taylor Medak, gestionnaire des services d'accueil, Ruth's Chris Steakhouse

Cela va stimuler l'économie. C'est beaucoup mieux qu'aucune relance économique, explique Moshe Lander, un économiste spécialisé en sport à l'Université Concordia, à Montréal.

Selon Moshe Lander, le principal facteur qui déterminera l'ampleur de la relance économique est de savoir quels joueurs et quelles équipes resteront le plus longtemps en Alberta.

L'événement peut apporter environ 10 millions de dollars à chaque ville, mais il ne s'agira pas de centaines de millions de dollars.

Moshe Lander, économistespécialisé en sportà l'Université Concordia

La spécialiste en maladies infectieuses Lenora Saxinger, de l'Université de l'Alberta, pense que ce n'est une bonne idée de tenir un tel événement en temps de pandémie. 

Il est important d'examiner les niveaux de risque de la communauté d'où viennent ces gens et d'essayer de maintenir notre niveau de risque très bas.

Lenora Saxinger, spécialiste en maladies infectieuses à l'Université de l'Alberta

Je pense, par contre, que nous sommes en train de chercher ce qui est correct de faire pour pouvoir reprendre nos vies normalement au fur et à mesure qu’on avance dans cette pandémie.

Tout ce que nous faisons est en quelque sorte une expérience, note Lenora Saxinger. Elle croit malgré tout qu'Edmonton est sur la bonne voie et que les mesures instaurées pour limiter la propagation du virus porteront leurs fruits.

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