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Deux fois moins de points de service UNI en 10 ans

La bannière extérieure d'une caisse UNI.

Uni Coopération financière a annoncé mercredi la fermeture des points de service de Grande-Anse, Bas-Caraquet, Saint-Jacques et Saint-Basile.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le Nouveau-Brunswick compte aujourd’hui deux fois moins de points de service UNI qu’il y a 10 ans. En 2011, alors que l’organisation était encore connu sous le nom de Fédération des Caisses populaires acadiennes, il y avait 78 points de service contre 35 après l’annonce de mercredi.

Si les succursales sont pour la plupart concentrées dans le nord du Nouveau-Brunswick, c’est aussi dans cette partie de la province que l’on compte le plus grand nombre de fermetures.

En plus de celles annoncées mercredi à Edmundston et dans la Péninsule acadienne, 12 autres communautés du nord du Nouveau-Brunswick ont perdu leur point de service ces dernières années.

Un homme derrière un guichet de caisse affiche un air exaspéré et lève les deux mains, paumes vers le ciel.

Le maire de Grande-Anse est peu impressionné par ce guichet, qui ne permet pas de faire de dépôt. Pourtant, sa communauté devra s'y faire. Les services de cet appareil seront les seuls encore offerts à Grande-Anse.

Photo : Radio-Canada

À Grande-Anse, où les services disparaissent peu à peu, la pilule est difficile à avaler. Selon le maire, Gilles Thériault, UNI est de mauvaise fois dans ses calculs. Ce dernier laisse même entendre que la baisse d'achalandage aurait été provoquée par une diminution de services.

Ils ont passé de sept employés à deux. Ils ont éliminé le service de prêt personnel, de prêt hypothécaire, d'ouverture de compte. Il faut que les gens se déplacent 50 km pour aller faire ça. Pis là, ils se lamentent qu'il n'y a pas d'achalandage. C'est une farce! fulmine-t-il.

Ce n'est plus une coopérative. C'est rendu une institution financière semblable aux autres.

Gilles Thériault, maire de Grande-Anse

À Edmundston, où deux points de service ferment, le maire dit comprendre le contexte.

C'est jamais une bonne nouvelle, la fermeture d'installation, mais il faut comprendre le monde dans lequel on vit. Il y a toute sorte de réorganisations qui sont nécessaires, relativise Cyrille Simard, en évoquant le contexte particulier de la crise économique précipitée par la pandémie.

Cyrille Simard en entrevue

Cyrille Simard, maire d'Edmundston (archives).

Photo : Radio-Canada

Mais quand on a un seul point de service dans un village, je peux comprendre que c'est particulier. Dans notre cas, il y a quand même plusieurs points de services qui étaient là, concède-t-il.

La ville d’Edmundston compte toujours deux points de service, sur la rue Victoria et le chemin Canada.

À Bas-Caraquet, la Municipalité se montre elle aussi plus compréhensive. Le maire Roger Chiasson a toutefois dû se retirer du dossier pour conflit d'intérêts, puisqu'il travaille pour UNI.

Avec les informations d'Alix Villeneuve et de Margaud Castadère

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