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Dénonciations : Cœur de pirate et Les sœurs Boulay se dissocient de Dare To Care

Cœur de pirate pose de profil sur un fond vert foncé.

La chanteuse Béatrice Martin, mieux connue sous le nom de Cœur de pirate.

Photo : Maxyme G Delisle

Angie Landry

Dans la foulée des dénonciations en ligne visant l’auteur-compositeur-interprète Bernard Adamus qui ont poussé l’étiquette de disque Dare To Care à larguer l’artiste, Cœur de pirate et Les sœurs Boulay se sont dissociées de l’entreprise, qui les représentaient également.

Pour aborder ce sujet qu’elle qualifie de douloureux et complexe, Béatrice Martin, alias Cœur de pirate, a publié un message sur Instagram où elle affirme qu’elle prend la décision de rompre les liens en gérance avec Eli Bissonnette, le président et fondateur de Dare To Care. Ce dernier, qui a tenu à s'excuser personnellement, jeudi, de ne pas avoir agi plus tôt dans l’affaire concernant Bernard Adamus, a annoncé qu'il quittait ses fonctions.

J’ai été cueillie un peu par hasard par quelqu’un qui a cru en moi, et en qui j’ai donné toute ma confiance, écrit l’auteure-compositrice-interprète. On a fait des grandes choses ensemble. Je suis directement liée à son succès, et au succès de sa boîte, j’ai financé pas mal de projets [finalement], grâce à mon travail.

Mais mon travail, mes efforts, ma réussite ne devrai[ent] pas servir à nourrir le mal, les secrets, les abus de pouvoir, les artistes qui n’ont franchement pas d’affaire là.

Cœur de pirate

Elle ajoute qu’elle a longtemps voulu croire en la personne qui a vu son potentiel, en l'occurrence Eli Bissonnette, mais qu’elle se sent coupable, aujourd’hui, de l’avoir fait. À un moment donné, ça suffit, affirme-t-elle dans sa publication.

Cœur de pirate poursuit, à ce jour, une carrière d’envergure internationale, notamment en Europe, où elle jouit d’une énorme popularité.

« Notre cœur est avec les victimes »

Quelques minutes seulement après que le président et fondateur de Dare To Care eut annoncé quitter les fonctions qu’il occupait depuis 2001, le duo Les sœurs Boulay a également partagé une publication sur Instagram pour déclarer que les deux artistes rompaient leurs liens avec l’étiquette.

Elles ont également tenu à souligner qu’elles étaient au courant de certaines allégations inacceptables, que les problèmes avaient été adressés [sic] et que les explications, justifications, promesses d’amélioration les avaient satisfaites. Malgré tout, elles soulignent le fait de ne pas avoir obtenu toute l’information quant aux comportements allégués, notamment dans l’affaire Adamus, et qu’elles ont fait l’autruche par peur d’y perdre des plumes.

On avait déjà décidé de ne pas renouveler notre contrat de disques. Mais on aurait pu faire plus. On ne l’a pas fait. C’était hypocrite et inconséquent.

Les sœurs Boulay

Le duo a rappelé qu’en tant que survivantes, elles réitéraient leur engagement d’éliminer de [leurs] cercles professionnels et personnels les personnes problématiques et leurs allié.es.

Notre cœur est avec les victimes. Leur courage est infini. SVP, ne perdez pas votre temps à nous féliciter et à "liker". Allez plutôt lire les témoignages des victimes.

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