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Succès instantané pour une Rouynorandienne qui lance une friperie en ligne

Gros plan sur un chandail à grosses mailles sur une table.

La friperie en ligne 90 offre des vêtements seconde main pour femmes, hommes et pour enfants.

Photo : Radio-Canada / Marc-Olivier Thibault

Marc-Olivier Thibault

Une jeune entrepreneure de Rouyn-Noranda a réussi à surmonter la crise de la COVID-19 grâce à un nouveau projet de friperie en ligne.

La pandémie a été difficile pour la photographe abitibienne Marina Fontaine qui, du jour au lendemain, a perdu tous ses contrats et, par conséquent, tous ses revenus. Or, la jeune entrepreneure s’est retroussé les manches s’est créé elle-même un emploi avec la fondation d’une friperie en ligne.

La friperie Quatre-vingt-dix offre des vêtements seconde main pour femme, homme et pour enfant.

Gros plan sur des chandails accrochés sur des supports.

Grâce aux dons de vêtements et d’achat de lot de vêtements, Marina Fontaine a pu démarrer son projet.

Photo : Radio-Canada / Marc-Olivier Thibault

Grâce aux dons de vêtements et d’achat de lot de vêtements, elle avait tout le nécessaire pour lancer l’entreprise explique Marina Fontaine.

Au début, on s’entend, je n’avais pas une cent, je n’avais plus d’argent, dit-elle. J’ai écrit en privé à mes amis sur Facebook. J’ai été vraiment surprise de tout ce qui m’a été donné. Et là, les gens ont commencé à m’écrire me disant "J’ai une poche de linge que je peux te vendre pour un prix X."

Une entreprise 100 % autonome

La Rouynorandienne gère toutes les opérations de la friperie à partir de son appartement. Ce projet germait dans la tête de la photographe depuis longtemps.

Elle reçoit des poches de vêtements qu’elle place dans un entrepôt pour ensuite faire un premier tri par catégorie (femme, homme et enfant). Par la suite, elle procède à l’étiquetage. Chaque morceau a un code unique afin qu’il soit plus facilement traçable lorsque vient le temps d’assembler une commande. Ensuite vient la prise de photos des vêtements pour le site web et, finalement, la mise en ligne des photos sur son site web.

Un sac noir biodégradable sur une table avec un ruban à mesurer.

Les vêtements sont envoyés dans des sacs biodégradables.

Photo : Radio-Canada / Marc-Olivier Thibault

Lorsqu’un client effectue un achat, la jeune entrepreneure reçoit un courriel. Elle assemble la commande et, si le client est en Abitibi-Témiscamingue, elle le livre elle-même dans un des cinq points de collecte partenaires.

Si la commande provient de l’extérieur de la région, elle envoie le tout par la poste. Par ailleurs, les vêtements sont livrés dans des sacs 100 % biodégradables.

En fait, les gens peuvent tout simplement mettre le sac dans leur compost, souligne Marina Fontaine.

En résumé, Marina Fontaine s’est créé un emploi à temps plein. Quand j’ai un réapprovisionnement, c’est du bon 16 à 18 heures par jour pendant une bonne semaine… sans arrêt , se réjouit-elle.

Succès immédiat

L'engouement pour l’achat local et de seconde main est à son comble, selon Marina Fontaine.

Dans son cas, le tout s’est matérialisé lors du lancement de l’entreprise en juin dernier, où, en une soirée, elle avait presque vendu tout son inventaire.

En l’espace de trois heures, 70 % de mon inventaire est parti. Je pense que j’avais 400 ou 500 morceaux sur le site, raconte-t-elle.

Si la friperie continue de fonctionner aussi bien, elle devra embaucher du personnel afin de faire rouler l’entreprise.

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Abitibi–Témiscamingue

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