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Les chefs de police prônent la décriminalisation de la possession simple de drogue

De la cocaïne dans un sac de plastique.

L’Association canadienne des chefs de police souhaite voir les problèmes de dépendance traités comme un enjeu de santé publique.

Photo : iStock

L’Association canadienne des chefs de police (ACCP) appelle à la décriminalisation de la possession simple de drogues illégales. Le premier ministre de la Colombie-Britannique, John Horgan, appuie l’idée, mais souligne que le gouvernement fédéral doit intervenir.

L’ACCP reconnaît que l’usage et la dépendance aux drogues sont des enjeux de santé publique, affirme Adam Palmer, chef du service de police de Vancouver et président de l’ACCP. Être accro à une substance contrôlée n’est pas un crime et ne devrait pas être traité comme tel.

Nous demandons la décriminalisation de la possession de drogues illégales pour usage personnel.

Adam Palmer, chef du service de police de Vancouver et président de l’ACCP

L’annonce a été faite lors d’une conférence de presse jeudi. Elle fait suite aux travaux du Comité spécial sur la décriminalisation des drogues illicites (Nouvelle fenêtre) de l’ACCP, publiés ce mois-ci, qui recommandait la même chose.

Le comité a notamment étudié l’expérience d’autres pays qui ont décriminalisé certaines substances.

Adam Palmer en conférence de presse.

Traiter les problèmes de dépendance comme des crimes ne sauve pas de vies, selon Adam Palmer, président de l'ACCP (archives).

Photo : Radio-Canada / Julie Landry

Tout faire pour sauver des vies

Je soutiens la proposition, a déclaré le premier ministre John Horgan sans détour. C’est là qu’on doit aller, je pense. Si on ne le fait pas maintenant, alors quand?

Le premier ministre Horgan dit appuyer toute initiative qui puisse réduire la dépendance et sauver des vies. Selon lui, la proposition de l’ACCP va en ce sens.

Il fait ainsi écho aux propos du chef de police Palmer. Ce dernier assure que l’ACCP a adopté un point de vue basé sur les faits pour en venir à la conclusion qu’arrêter des individus pour possession simple de drogues illégales n’est pas efficace et ne sauve pas de vies.

Les deux hommes ont fait allusion au nombre élevé de décès par surdose d'opioïdes dans la province dans les dernières années, et en particulier ces derniers mois.

John Horgan en conférence de presse.

Le premier ministre de la Colombie-Britannique, John Horgan, appuie la décriminalisation de la possession simple de drogues illégales (archives).

Photo : Radio-Canada / Mike McArthur

Un enjeu fédéral

Le défi, c’est bien sûr que ce sont largement des problèmes liés au Code criminel, a cependant rappelé le premier ministre Horgan. Ça va nécessiter une intervention du gouvernement fédéral.

C’est à Ottawa que revient la compétence législative en matière criminelle en vertu de la Loi constitutionnelle de 1867 (Nouvelle fenêtre). Ce qui ne veut pas dire que la province a les mains liées. Nous révisons la loi sur la police pour la première fois en 46 ans, a rappelé John Horgan. On ne peut pas demander aux forces de l’ordre de faire un travail qui devrait être fait par les autorités sanitaires. C’est une bonne occasion d'avoir cette discussion, ajoute le premier ministre.

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