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Facebook supprime des comptes liés au président brésilien Jair Bolsonaro

Jair Bolsonaro tient son masque avec une main.

Après avoir minimisé publiquement l'ampleur de la pandémie, le président brésilien, Jair Bolsonaro, a récemment contracté la COVID-19.

Photo : Reuters / Adriano Machado

Agence France-Presse

Facebook a annoncé mercredi la suppression, pour désinformation coordonnée, de dizaines de comptes dans plusieurs pays, en particulier certains liés au président brésilien, Jair Bolsonaro; des comptes qui, encore récemment, publiaient des messages sur la pandémie de COVID-19.

La nouvelle survient un jour après que le réseau social eut annoncé avoir supprimé, pour désinformation également, de vieilles pages du conseiller politique Roger Stone, un très proche compagnon de route du président américain, Donald Trump.

Le réseau de comptes Facebook du Brésil se concentrait sur une audience domestique, et même si les auteurs ont tenté de dissimuler leurs identités et leur coordination, notre enquête a trouvé des liens avec des personnes liées au Parti social-libéral du président brésilien d'extrême droite, ainsi qu'à l'entourage de Jair Bolsonaro lui-même et de ses fils Eduardo et Flavio, précise Nathaniel Gleicher, chargé de la politique de sécurité de Facebook.

Le réseau social a, par conséquent, supprimé 35 comptes, 14 pages et un groupe, de même que 38 comptes sur sa filiale Instagram, ce qui a généré au total 1500 dollars de recettes publicitaires.

Environ 883 000 comptes suivaient une ou plusieurs de ces pages, 350 comptes avaient joint ce groupe et environ 917 000 personnes suivaient un ou plusieurs des profils Instagram.

M. Gleicher a précisé que Facebook avait également supprimé des comptes ayant leur origine au Canada, en Équateur, en Ukraine et aux États-Unis, le tout pour désinformation coordonnée, mais avec des thèmes allant parfois au-delà de leurs frontières.

Des vestiges virtuels de Roger Stone, ex-conseiller de Donald Trump 

Aux États-Unis, ce sont de vieilles pages de Roger Stone, un très proche compagnon de route du président Trump, qui ont été supprimées.

C'est la récente publication de documents amassés durant l'enquête du procureur spécial Robert Mueller sur l'ingérence de la Russie dans la présidentielle de 2016 qui a permis au personnel de Facebook de mesurer l'ampleur du réseau créé par Roger Stone, un ami de longue date du président américain doublé d'un personnage aussi haut en couleur que sulfureux.

Plan rapproché de M. Stone, devant une affiche de Donald Trump.

Roger Stone a récemment été condamné à 40 mois de prison pour parjure dans le cadre de l'enquête de Robert Mueller.

Photo : Getty Images / Joe Raedle

Elles ont été fermées au nom du comportement inauthentique coordonné.

Nous voulons nous assurer que ces moyens – pour la plupart dormants – ne peuvent pas être réactivés et utilisés dans l'élection à venir en novembre, a affirmé M. Gleicher.

La plateforme, qui avait déjà découvert une partie du réseau en enquêtant sur les tentatives des Proud Boys (un groupe d'extrême droite banni du réseau en 2018), a bloqué plusieurs dizaines de pages et comptes, eux-mêmes suivis par 260 000 personnes, ainsi que quatre comptes Instagram. Ce réseau de désinformation était le plus actif entre 2015 et 2017.

C'est dans le cadre de l'enquête Mueller que Roger Stone a été condamné à 40 mois de prison pour parjure.

Le premier réseau social du monde précise que ces comptes n'ont dépensé que 308 000 dollars en publicité et ont payé en dollars.

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