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La police de Lévis révisera les plaintes pour agressions sexuelles jugées non fondées

Illustration d'une femme tentant d'échapper à deux mains géantes.

Les victimes présumées qui ont porté plainte pour agression sexuelle pourront demander une révision de leur dossier.

Photo : iStock

À l’image de ce qu’ont déjà fait d’autres corps policiers québécois, le Service de police de la Ville de Lévis (SPVL) met sur pied un comité d’examen et de révision des plaintes pour agression sexuelle qui ont été jugées non fondées par les enquêteurs.

Les membres du comité ont reçu le mandat, à la demande des victimes présumées, de réviser le traitement qui a été fait de la plainte originale. Ils évalueront notamment la manière dont l’enquête policière a été menée et s’assureront du respect des droits des victimes d’agression sexuelle.

Selon le SPVL, ce processus de révision permettra d’accroître la confiance des victimes dans le processus judiciaire, ce qui contribuera à les inciter à porter plainte.

Si jamais [les victimes] ont une insatisfaction au niveau de la décision qui a été prise dans leur dossier, elles peuvent faire une demande de révision, précise le relationniste Maxime Pelletier.

Dans un communiqué publié jeudi, le corps policier précise que le comité travaillera en étroite collaboration avec le Directeur des poursuites criminelles et pénales, le Centre d’aide aux victimes d’actes criminels de la Capitale-Nationale et Chaudière-Appalaches, et le Centre d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel.

Maxime Pellitier juge qu'il n'y a pas une grosse quantité de dossiers pour agression sexuelle qui ont été jugés non fondés au SPVL. Il estime toutefois que la vague de dénonciation récente sur les réseaux sociaux pourrait inciter certaines personnes à demander une révision.

En 2017, la Sûreté du Québec avait lancé un programme semblable, après qu’un article du Globe and Mail eut révélé de graves lacunes dans la façon dont les policiers traitaient les plaintes pour agression sexuelle au pays. Le Service de police de la Ville de Québec a lui aussi un comité responsable de réviser les plaintes pour agression sexuelle jugées non fondées.

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