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Des ours s’invitent près de certaines résidences à Val-d’Or

La tête d'un ours noir.

Des citoyens de Val-d'Or ont publié des messages sur les réseaux sociaux, indiquant qu'ils ont vu des ours proche de zones urbaines.

Photo : Associated Press / Robert F. Bukaty

La Direction de la protection de la faune de l’Abitibi-Témiscamingue (DPF-AT) confirme avoir reçu plusieurs signalements d’ours importuns à proximité des zones urbaines au cours des dernières semaines.

C’est notamment le cas à Val-d’Or, où des citoyens ont publié des messages en ce sens sur les médias sociaux dans les derniers jours, notamment dans le secteur des rues Villeneuve et Williston et dans le quartier Quebco. Le ministère est intervenu pour un de ces signalements en installant deux cages pour tenter de capturer un jeune ours, d’environ un an et demi.

La DPF et la Sûreté du Québec du secteur de Val-d’Or collaborent pour assurer la sécurité des citoyens. Le printemps 2020 n’est pas exceptionnel et est représentatif des années où il y a plusieurs signalements d’ours importun, explique par courriel Geneviève Décarie, porte-parole du ministère de la Forêt, de la Faune et des Parcs (MFFPQ).

À la Ville de Val-d’Or, le maire Pierre Corbeil en appelle à la vigilance des citoyens.

Je demanderais aux gens de prendre soin de leurs matières résiduelles, pour ne pas qu’elles soient trop invitantes, que ce soit par un double sac ou en les plaçant à un autre endroit, par exemple. Il ne faut pas donner l’impression à l’ours que sa source d’approvisionnement principale, c’est vos poubelles. La température chaude qu’on vit nous oblige aussi à être plus vigilants.

La collecte des matières résiduelles aux deux semaines est décriée par plusieurs citoyens de la Vallée-de-l’Or depuis plusieurs années. À la MRC de la Vallée-de-l’Or, on espère que la collecte du bac brun sur une base hebdomadaire cet automne va contribuer à réduire la présence d’ours près des résidences.

Une poubelle noire avec un dessin d'ours sur le couvercle.

Des poubelles résistantes aux ours.

Photo : Ville de Prince George

Il existe des bacs anti-ours, pour les grizzlys, mais ce sont des bacs qui coûtent cher et ça serait un peu extrême pour nous, explique Marco Veilleux, directeur du service de l’environnement à la MRCVO. On espère que ça va aider, parce que le bac brun, en étant fermé et barré, il sent beaucoup moins pour les ours, mais dans un contexte de chaleur comme on vit présentement, les ours seront là pareil et ils vont fouiller.

Pas de disette alimentaire

Selon Caroline Trudeau, biologiste responsable de la grande faune au MFFPQ dans la région, l’année 2020 n’est en pas une de disette alimentaire pour les ours dans les forêts. Elle n’entrevoit donc pas de nombreux cas problématiques en Abitibi-Témiscamingue. Elle ajoute qu’il est tout à fait normal de voir des ours à proximité des résidences qui se trouvent assez près de leur habitat naturel.

Même si cet animal craint généralement l’homme, il peut être attiré par des odeurs de nourriture et par un accès trop facile à des poubelles, précise-t-elle. S’il réussit à trouver à manger, il peut revenir au même endroit et devenir moins craintif, mais ce sont des cas généralement isolés pour lesquels il faut intervenir. Il y a lieu de se questionner si les visites sont récurrentes et il ne faut pas hésiter à appeler SOS Braconnage si on a des craintes.

La biologiste rappelle l’importance d’être prudent en présence d’un ours. Ça demeure un animal sauvage et imprévisible. Dans tous les cas, il faut s’assurer qu’il ait détecté notre présence et rester calme. Si on part en courant, il peut voir ça comme une invitation à la poursuite. On peut parler et faire du bruit et, si l’ours reste, on doit reculer, s’éloigner et se mettre en sécurité, conclut-elle.

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Abitibi–Témiscamingue

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