•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

COVID-19 : de nombreux pays doivent sévir contre l'indiscipline dans les bars

Des clients devant les bars rouverts de Soho à Londres le 4 juillet 2020.

Des clients rassemblés devant les bars rouverts de Londres.

Photo : Getty Images / JUSTIN TALLIS

Radio-Canada

Il n’y a pas qu’au Québec que la réouverture des bars et restaurants donne des maux de tête aux autorités de santé publique. Plusieurs pays doivent sévir ces jours-ci contre l’indiscipline de la clientèle et certains gouvernements offrent même des primes aux établissements pour les inciter à fermer leurs portes.

C’est le cas à Tokyo, au Japon, où on observe un retour en force du coronavirus dans les quartiers de divertissement nocturne, dont le célèbre Kabukicho, où se côtoient bars, restaurants et discothèques.

Pour tenter d’endiguer les rassemblements dans ces établissements très fréquentés où les règles de distanciation sont difficiles à respecter, les autorités locales ont décidé d’offrir une prime de 500 000 yens (6300 $ CAN) à tous les propriétaires de lieux nocturnes qui fermeront leurs portes pour au moins 10 jours consécutifs.

Si plusieurs estiment que cette somme est loin d’être suffisante pour inciter les bars et discothèques à fermer, la Ville de Tokyo, où 224 nouveaux cas de COVID-19 ont été rapportés jeudi, un record depuis le début de la crise sanitaire, estime qu’elle se doit de réagir.

Cependant le gouvernement japonais ne prévoit pas d'imposer de nouvelles restrictions pour le moment, a assuré jeudi son porte-parole Yoshihide Suga.

Irlande

Deux jeunes hommes trinquent verre de bière à la main.

Deux jeunes Irlandais célèbrent la réouverture de leur pub préféré à Belfast.

Photo : afp via getty images / PAUL FAITH

À des milliers de kilomètres de là, en Irlande, les autorités constatent aussi un important relâchement de la clientèle de bars et de pubs qui ont été autorisés à rouvrir le week-end dernier dans le pays.

Au moins 26 établissements ont été identifiés par la police irlandaise comme étant problématiques en quelques jours à peine en raison du non-respect des règles d’hygiène et de distanciation qui sont toujours en vigueur dans le pays.

Après trois mois de fermeture, les pubs, restaurants et hôtels irlandais ont été autorisés vendredi dernier rouvrir, à condition de servir à manger aux buveurs et uniquement à l'extérieur.

Selon la police, de nombreux clients buvaient de l'alcool sans avoir commandé à manger, comme l'exige la loi, tandis que d’autres s'agglutinaient en grands groupes autour de petites tables en respectant peu ou pas du tout les mesures de distanciation sociale.

Plusieurs bars et restaurants ne demandaient pas à leurs clients de fournir les informations nécessaires pour les contacter en cas de contamination au sein de leur établissement, comme l'exige pourtant la loi.

Le nouveau premier ministre Micheal Martin a prévenu ses concitoyens lundi qu'un tel comportement pourrait entraîner le report de la réouverture complète des pubs, prévue pour le 20 juillet.

Hong Kong

Des clients boivent dans un bar bondé de Hong Kong.

Les clients s'entassaient dans ce bar de Hong Kong le 3 avril dernier.

Photo : Getty Images / Anthony Kwan

À Hong Kong, le gouvernement a renforcé jeudi les mesures de distanciation sociale pour lutter contre une récente recrudescence de nouveaux cas de coronavirus dans la ville, qui avait largement réussi à limiter, ces derniers mois, les transmissions locales.

Les autorités ont annoncé que le nombre de personnes pouvant se retrouver dans les restaurants et les bars serait à nouveau limité, comme c’était le cas il y a quelques semaines.

Maintenant que la pandémie est de retour, j'appelle chacun à réduire les sorties, les rassemblements et les repas pris en commun.

Sophia Chan, ministre de la Santé de Hong Kong

Les habitants de Hong Kong, qui ont été parmi les premiers touchés par la pandémie de coronavirus, n’ont jamais été mis en confinement. Mais, après avoir vécu l’épidémie de SRAS de 2003, les Hongkongais ont rapidement appris à porter un masque et à maintenir leur distance.

En juin, Hong Kong avait assoupli ses règles de distanciation sociale pour autoriser les rassemblements publics de 50 personnes maximum, rouvrir les parcs à thème et supprimer les restrictions de clientèle pour les restaurants.

Finlande

Des femmes attablées sur une terrasse sourient au soleil.

La vie était douce pour les clients des terrasses de Helsinki, en Finlande, le 1er juin dernier.

Photo : afp via getty images / ALESSANDRO RAMPAZZO

Or, ça ne va pas mal partout. En Finlande, dans le nord de l’Europe, les autorités ont annoncé mercredi qu’elles levaient la plupart des restrictions concernant les bars et restaurants – dont la capacité d'accueil était réduite et les horaires, aménagés – à compter du 13 juillet. Les clients devront cependant rester assis.

Le pays rouvrira également, à compter de la même date, ses frontières aux touristes de 17 pays d’Europe qui ont un faible taux d’infection.

États-Unis

On ne peut, hélas, en dire autant des États-Unis, où l’explosion de cas de COVID-19 ces dernières semaines fait craindre le pire aux autorités sanitaires du pays. Celles-ci ont exhorté récemment les Américains à carrément ne pas se rendre dans les bars.

C’est en substance l’appel qu’a lancé mardi le Dr Anthony Fauci, directeur de l'Institut national des allergies et des maladies infectieuses (NIAID), devant un comité du Sénat.

Les rassemblements dans les bars, à l'intérieur, c’est une mauvaise nouvelle. Nous devons vraiment arrêter cela, a prévenu le Dr Fauci lors de l'audition de la commission sénatoriale de la santé, de l'éducation, du travail et des pensions sur la COVID-19.

Des clients attendent en file indienne.

Des clients font la file pour entrer dans un resto-bar de Floride.

Photo : afp via getty images / CHANDAN KHANNA

Depuis le déconfinement progressif des États, les bars se sont avérés être un terrain propice à la propagation du virus, selon de nombreux professionnels de la santé américains.

Aux prises avec des taux de contamination 50 % plus élevés dans certains secteurs, les autorités du Michigan ont entendu l’appel et interdit mercredi le service à l'intérieur des bars dans la plupart des régions du bas Michigan, rapporte CNN.

Plusieurs États, dont le Texas et la Californie, ont aussi ordonné la fermeture des bars.

Depuis la forte recrudescence des cas de COVID dans le pays, au moins 22 États ont retardé ou interrompu la réouverture des entreprises, bars et restaurants. La Floride a même mis fin à la vente d'alcool dans les établissements.

Les États-Unis ont franchi mercredi soir la barre des 3 millions de cas de COVID-19, dont plus de 132 000 décès, selon les données de l'Université Johns Hopkins.

Avec les informations de Agence France-Presse, Reuters, et CNN

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Coronavirus

International