•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Projet d’irrigation : une fédération autochtone affirme ne pas avoir été consultée

Des pêcheurs au bord du lac Diefenbaker, en Saskatchewan.

Le projet d'irrigation de 4 milliards de dollars devrait permettre la création de 2500 emplois durant la construction.

Photo : Radio-Canada / Marie-Michelle Lauzon

Radio-Canada

Le chef de la Fédération des nations autochtones souveraines de la Saskatchewan (FSIN), Bobby Cameron, reproche à la province de ne pas avoir consulté les Premières Nations avant d’officialiser le mégaprojet d’irrigation au lac Diefenbaker.

Même si la province affirme avoir l’intention de discuter avec les Premières Nations tout au long du processus, Bobby Cameron soutient que la Cour suprême a ordonné à plusieurs reprises aux gouvernements de commencer les consultations avec les communautés autochtones avant de commencer les travaux et non après.

La politique veut que les consultations tentent d’obtenir un consentement libre, préalable et éclairé avant le début de tout projet majeur touchant les Premières Nations au Canada.

C’est ce que représente la communication, n’est-ce pas? Vous avez des informations avant que tout le plan ne soit présenté, déplore Bobby Cameron.

Gros plan sur le visage de Bobby Cameron qui répond aux questions des journalistes.

Le chef de la Fédération des nations autochtones souveraines de la Saskatchewan, Bobby Cameron.

Photo : Radio-Canada / Albert Couillard

Il se dit d’ailleurs toujours prêt à discuter avec le gouvernement, mais prévient que le soutien des Premières Nations n’est pas assuré. Ces dernières se réuniront lors d’un conseil et demanderont l’opinion de nombreux experts avant de se prononcer sur le projet et d'aborder la question avec le gouvernement.

Ce n’est pas une consultation, à moins de prendre nos recommandations au sérieux. [Le gouvernement] ne peut pas simplement se présenter à une réunion et dire que tout va bien. Ça ne fonctionne pas de cette façon, insiste Bobby Cameron.

Le premier ministre de la Saskatchewan Scott Moe a vanté le potentiel économique du mégaprojet d’irrigation la semaine dernière en annonçant les premières phases de sa mise en oeuvre.

Le projet de 4 milliards de dollars devrait permettre la création de 2500 emplois durant la construction en plus d’augmenter de 40 à 80 milliards de dollars le produit intérieur brut de la Saskatchewan au cours des 50 prochaines années, selon les prévisions du gouvernement.

Les travaux ont d’ailleurs déjà commencé et devraient prendre environ 10 ans.

Le projet permettra l’irrigation de 200 000 hectares de terres supplémentaires en détournant l’eau du lac Diefenbaker vers de nombreuses communautés, explique le gouvernement.

L’initiative devrait aussi permettre aux agriculteurs de cultiver des légumes et d’autres cultures de grande valeur, de stimuler le développement de l’industrie de la transformation et d’assurer la sécurité de l’eau dans plusieurs régions.

Les groupes d’agriculteurs ont accueilli favorablement l’annonce du projet, mais la Fédération canadienne des contribuables a fait part de ses craintes mercredi.

Elle estime que le projet comporte son lot de risques et qu’il est possible que les coûts dévoilés par la Saskatchewan la semaine dernière soient dépassés alors que l’économie est déjà fragilisée par la COVID-19.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Saskatchewan

Infrastructures