•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Toujours aucune caméra d'intervention pour les policiers de Val-d'Or

Zoom sur la caméra, plus petite qu'un téléphone cellulaire, sur le gilet d'un policier.

Il y a près de 5 ans, la SQ prévoyait acheter 81 caméras d'intervention dans le cadre du projet pilote à Val-d'Or.

Photo : Radio-Canada

Près de 5 ans après avoir annoncé que les policiers de la Sûreté du Québec (SQ) de Val-d'Or seraient munis de caméras d'intervention, le projet ne s'est toujours pas concrétisé.

La Sûreté du Québec prévoyait à l'époque acheter 81 caméras d'intervention.

L'organisation nous a fait savoir que le projet pilote a été suspendu et qu'aucun agent ne porte actuellement une caméra.

Le président de l'Association des policières et policiers provinciaux du Québec (APPQ), Pierre Veilleux, assure que les policiers sont toujours en faveur de ce projet pilote. Son association a encore récemment relancé le gouvernement sur l'importance de bénéficier d'un tel équipement.

Beaucoup d'études démontrent une diminution de la criminalité, une hausse des plaidoyers de culpabilité, des policiers qui sont plus nickel dans leurs interventions et une baisse importante du nombre de plaintes à l'égard des policiers, parce qu'on ne voit plus que quelques secondes filmées d'une arrestation, on la voit du début à la fin.

Pierre Veilleux, le président de l'APPQ.

Pierre Veilleux, le président de l'APPQ

Photo : APPQ

Pierre Veilleux croit que le projet prend du temps avant de se mettre en place, en raison surtout d'une question d'argent. Il mentionne notamment des ressources supplémentaires au bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales pour analyser les vidéos.

Il faut que les policiers revisionnent leurs images s'ils décident de porter des accusations. Il faut aussi une ressource qui va caviarder des images des personnes qui n'étaient pas impliquées dans l'incident pour une question de confidentialité. Malheureusement, ce sont des équipements à grands frais, mais pas seulement ça, c'est vraiment au niveau du traitement de la preuve, autant des procureurs que des policiers, qui fait en sorte que ça demande des budgets supplémentaires.

Pierre Veilleux est convaincu que le projet doit aller de l'avant.

Il n’y a rien qui peut expliquer que ce soit possible partout, mais pas ici. On n’est pas à part des autres, je pense que tout le monde est au rendez-vous et on est rendu là, estime-t-il.

La Sûreté du Québec dit être toujours en repositionnement et en travaux afin de remettre de l'avant le projet pilote.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Abitibi–Témiscamingue

Forces de l'ordre