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Le camping « sauvage » dérange dans l'Est-du-Québec

Une tente bleue montée à côté d'une voiture sur le bord de la mer.

Si certaines municipalités réglementent le camping sauvage, il est généralement permis de camper sur les terres publiques au Québec.

Photo : Radio-Canada / Simon Turcotte

Radio-Canada

De nombreuses fourgonnettes, roulottes et tentes s’installent dans des lieux de camping non officiels cette année dans l’Est-du-Québec. Même si, dans la province, il est généralement permis de camper sur les terres du domaine public, le nombre accru de vacanciers qui élisent domicile sur les plages et aux abords des villes commence à déranger.

Alors que certains terrains de camping affichent déjà complet pour la saison, d’autres ont une saison plus difficile, explique le président-directeur général de Camping Québec, Simon Tessier.

Même si plusieurs campings ont toujours des places vacantes, le camping à l’extérieur des terrains officiels a la cote cette année. Une situation fâcheuse pour l’industrie, pense M. Tessier.

C’est déplorable, parce que ce qu’on voudrait, c’est que les terrains de camping soient occupés à 100 %, parce qu’il reste de la place [en ce moment].

Simon Tessier, président-directeur général de Camping Québec

M. Tessier rappelle que les municipalités ont le pouvoir de légiférer pour empêcher les campeurs de s'installer n'importe où sur leur territoire.

S'il y a des désagréments au niveau de la population locale, c’est aux autorités municipales d’intervenir, précise-t-il.

La Ville de Gaspé a d'ailleurs adopté un règlement en ce sens récemment, mais a dû se résoudre à permettre le camping sur les plages.

Achalandage problématique à la Pointe-aux-Anglais

Au Bas-Saint-Laurent, un lieu situé près du parc national du Bic est particulièrement visité par les campeurs et les vacanciers cette année. L'achalandage à la Pointe-aux-Anglais préoccupe beaucoup les résidents de la région, indique Virginie Proulx, conseillère municipale du district du Bic, à Rimouski.

Une maison borde une baie où l'eau est calme à la tombée du jour.

Le secteur de la Pointe-aux-Anglais, à Rimouski, au coucher du soleil (archives)

Photo : Radio-Canada / Laurie Dufresne

La présence de ce lieu sur des sites Internet et des applications touristiques cause notamment l’augmentation du nombre de visiteurs.

Cette année plus que jamais, on connaît un achalandage croissant.

Virginie Proulx, conseillère municipale à la Ville de Rimouski

Ça crée des problèmes notamment au niveau de l’érosion de la grève. C’est un lieu qui est fragile et qui n’est pas nécessairement fait pour accueillir des masses de touristes, explique la conseillère Proulx.

Selon Mme Proulx, l’absence de borne-fontaine et d’installations sanitaires est aussi un problème pour la sécurité et la salubrité des lieux. Vous pouvez imaginer les déchets humains et physiques que ça peut engendrer, évoque Mme Proulx.

Gérer les touristes

Mardi, une rencontre citoyenne a eu lieu au Bic afin d’élaborer un plan d’action pour remédier à la situation, jugée déplorable.

Les participants aux discussions ont conclu qu’il est maintenant nécessaire de gérer les touristes et de ne pas les laisser à eux-mêmes lorsqu’ils arrivent dans ce lieu, relate la conseillère municipale Virginie Proulx.

Il a notamment été proposé de mettre de la signalisation pour mieux encadrer la circulation et le stationnement et d'aménager certains espaces.

Tadoussac en adaptation

De l'autre côté du fleuve, le camping sur des terrains non officiels a également été observé à Tadoussac en début de saison cette année. Les campings refusaient initialement les gens qui arrivaient avec des tentes, ce qui a causé une recrudescence du camping sauvage, indique le maire, Charles Breton.

Au début les gens qui arrivaient avec des tentes étaient mal pris alors ils s’improvisaient des campings un peu partout dans la nature, raconte le maire Breton.

Les campings ont maintenant changé leur fusil d'épaule et la situation tend à se rétablir, précise-t-il.

En Gaspésie, des citoyens déploraient plus tôt cette semaine la présence de déchets laissés par des campeurs sur la plage de Douglastown, près de Gaspé.

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