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Enquête sur le racisme systémique : une 2e rencontre entre les chefs autochtones et Higgs

Un homme joue du tambour et plusieurs personnes sont debout autour d'une très grande table en rectangle, sous des chandeliers.

Début de la rencontre entre des chefs des Premières Nations et le premier ministre du Nouveau-Brunswick, Blaine Higgs, le 9 juillet 2020 à Fredericton.

Photo : Radio-Canada / Nicolas Steinbach

Radio-Canada

À l’occasion de leur rencontre prévue ce jeudi avec le premier ministre Blaine Higgs, des chefs autochtones malécites et mi'kmaq du Nouveau-Brunswick réitéreront leur demande pour la mise sur pied d’une commission d’enquête publique indépendante examinant le racisme systémique notamment présent dans le système judiciaire de la province.

Il s’agit de la deuxième rencontre à ce sujet entre les chefs autochtones et le premier ministre Higgs.

Ils ont exprimé leur déception à la suite de la première rencontre en juin, au cours de laquelle le premier ministre a rejeté leur demande d'enquête et a plutôt suggéré qu'un groupe de travail examine les recommandations formulées lors d'enquêtes précédentes.

Le premier ministre a toutefois semblé faire preuve de plus d'ouverture à la création d'une commission d'enquête hier. Il a déclaré que la commission devrait comporter des paramètres clairs et des recommandations concrètes.

Lors de cette seconde rencontre, des chefs de la Première Nation malécite comptent souligner le fait qu’un groupe de travail ne serait pas utile dans l’atteinte de leurs objectifs, affirmant qu’un tel organe ne pourrait pas obliger le gouvernement à collaborer et ne pourrait pas non plus permettre l’accès à certaines informations délicates. Or, une commission d’enquête publique disposerait de ces pouvoirs selon les chefs.

Seule une enquête peut permettre de mettre en place un processus crédible et indépendant qui puisse conduire à un système de justice dans lequel nos peuples peuvent avoir confiance

Ross Perley de Neqotkuk, chef de la Première Nation malécite de Tobique

Cette demande pour une commission d’enquête survient après que deux autochtones, Chantel Moore et Rodney Levi, aient été tués lors d’interventions policières dans la province en juin.

S’exprimant au nom des six chefs malécites au Nouveau-Brunswick, le chef Ross Perley de Neqotkuk a affirmé par voie de communiqué que les morts de Chantel Moore et de Rodney Levi le mois dernier avaient ouvert les yeux de certains sur le racisme systémique contre les peuples autochtones et qu’il était temps pour le premier ministre d’agir pour y mettre fin.

Des demandes précises

Les chefs malécites et mi'kmaq arriveront préparés à cette seconde rencontre avec le premier ministre, puisqu’ils y présenteront un projet de mandat pour une éventuelle enquête.

Les chefs demandent que l’enquête indépendante:

  • examine la relation entre les peuples autochtones et le système judiciaire du Nouveau-Brunswick et suggère des moyens de l’améliorer ;
  • soit menée par les peuples autochtones et que son mandat soit élaboré par les Nations autochtones ;
  • examine les recommandations précédentes et fournisse un rapport intérimaire dans les 60 jours précisant quelles recommandations de ces autres rapports peuvent être mises en œuvre immédiatement ; et
  • implique la remise d’un rapport final dans un délai de six mois avec des recommandations prêtes à être mises en œuvre.

Demande de réformes au sein du système judiciaire

Les chefs autochtones mi'kmaq exigent également que le système judiciaire soit réformé. Parmi leurs revendications, on trouve notamment une amélioration de la formation des forces policières, une participation accrue des autochtones à la surveillance de la police ainsi que la création d'un groupe d’agents non armés formés de membres des communautés autochtones. Ces Mi'kmaq Peacekeepers suivraient des formations sur les tactiques de désescalade, les problématiques en santé mentale, en toxicomanie et sur divers traumatisme.

Avec les informations de La Presse canadienne

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