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Dénonciations en ligne : largué par sa maison de disques, Bernard Adamus s’excuse

Un homme en concert avec sa guitare sur scène.

Le musicien Bernard Adamus

Photo : Louis Pelchat-Labelle

Radio-Canada

Visé dans la vague de dénonciations en ligne et largué par sa maison de disques, Dare To Care, l’auteur-compositeur-interprète Bernard Adamus a publié un message d’excuses mercredi soir et annoncé prendre une « pause ».

Disant que son mutisme dans les circonstances serait ridicule, voire de mauvaise foi, il admet dans un message sur Instagram avoir trop souvent débordé et exagéré, des débordements qu’il met en grande partie sur le compte de sa consommation d’alcool, lui qui dit maintenant avoir cessé de boire.

L’alcool et le sexe se sont trop souvent mal mélangés dans ma très tumultueuse vie depuis 10 ans dans l’industrie de la musique, affirme-t-il, ajoutant avoir été vulgaire, grossier, arrogant et très saoul trop souvent.

Je dois travailler encore plus sur mes torts, mes habitudes de vie et mes comportements avec les femmes.

Ce message d’excuses a été publié quelques heures après que l'étiquette Dare To Care eut annoncé sur les réseaux sociaux la fin de sa collaboration avec le musicien folk trash.

Aux victimes qui ont parlé : nous vous écoutons, nous vous entendons et nous donnons de valeur à vos témoignages, a écrit la maison de disques sur les réseaux sociaux. Dare To Care a mis fin à sa relation d’affaires avec Bernard Adamus [à la suite des] dénonciations dont il a fait l’objet.

Le patron de Dare To Care quitte son poste

Le président de Dare To Care, Eli Bissonnette, a tenu à s'excuser personnellement, jeudi, de ne pas avoir agi plus tôt dans cette affaire, tout en annonçant qu'il quittait ses fonctions au sein de l'entreprise qu'il a fondée en 2001.

Je reconnais qu'en n'agissant pas, j'ai été complice de tout un système qui maintient les victimes dans le silence, a-t-il écrit dans un message publié sur les réseaux sociaux.

C’est donc par respect pour les artistes et employés de [Dare To Care], et pour m’assurer que leur travail et leur réputation soient totalement dissociés de mes paroles ou des gestes que j’ai posés qui n’ont pas été à la hauteur de mes responsabilités, que je me retire dès aujourd’hui et pour une durée indéterminée de mes fonctions chez [Dare To Care].

Quelque temps après cette publication, les sœurs Stéphanie et Mélanie Boulay, représentées par Dare To Care, ont indiqué qu'elles se séparaient dès aujourd'hui de l'équipe de gérance de la maison de disques.

Le personnel de Dare to Care a quant à lui fait savoir qu'il se dissociait à la fois de Bernard Adamus et d'Eli Bissonnette. Dans une publication sur la page Facebook de la maison de disques, jeudi après-midi, les 25 personnes travaillant pour l'entreprise se sont dites désolées d'avoir endossé et normalisé trop souvent et à tort des comportements déplacés.

Vague de dénonciations

Ces dénonciations font partie de dizaines de témoignages, publiés sur les réseaux sociaux, de personnes qui disent avoir été victimes de harcèlement, d’agression sexuelle, de viol ou d’autres types d’inconduites sexuelles ou de comportements abusifs, après #MoiAussi en 2017 et #AgressionNonDénoncée, en 2014.

L'animatrice Maripier Morin s'est notamment excusée, mercredi, après que la musicienne Safia Nolin l'eut accusée sur Instagram de comportements déplacés et de propos racistes qui seraient survenus lors d'une soirée en 2018.

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