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Des restaurants en situation précaire, malgré la réouverture

La façade extérieure du restaurant Le Brunch.

Le restaurant Le Brunch vit des moments difficiles, puisqu'il y a un manque de main-d'œuvre.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Fortier

Radio-Canada

Les restaurateurs ont eu l’autorisation de rouvrir à la population le 15 juin dernier, malgré tout, certains constatent que le mal est déjà fait du côté de leurs finances et craignent de devoir fermer au courant des prochains mois.

Selon un sondage de l’Association Restauration Québec (ARQ), 61 % des restaurateurs québécois consultés pensent ne pas être en mesure de survivre plus de six mois sans aide financière supplémentaire des gouvernements.

Par exemple, au restaurant Le Buck à Trois-Rivières, plusieurs sacrifices ont été faits afin d’assurer la pérennité de l’entreprise. L’équipe a été réduite d’une trentaine d’employés pour diminuer la masse salariale qui représente 40 % des frais d'exploitation. L’accueil y est passé de 400 couverts à seulement 150.

Malgré ces efforts, le cofondateur, Martin Bilodeau, s’inquiète des défis qu’amènera l’automne, comme la fermeture des terrasses. Selon lui, une aide additionnelle sera nécessaire.

C'est l'été et avec l'agrandissement des terrasses, on va chercher du pied carré intéressant, mais à l'automne, ce sera différent et ça commence à m'inquiéter, se désole M. Bilodeau.

Vers une vague de faillites

Le conseiller en redressement financier, Éric Pronovost, s'attend à observer une vague de faillites cet automne.

On pressent qu'on arrive à la fin de la capacité des gouvernements à réinvestir ou à soutenir par des subventions. Les restaurants attendent de savoir s'il y aura des assouplissements au niveau des règles sanitaires. Si ce n'est pas le cas, on anticipe qu'il y aura des fermetures.

Une citation de :Éric Pronovost, syndic autorisé en insolvabilité chez Roy Métivier Roberge

Un manque d’effectifs

La pénurie de main-d'œuvre s’ajoute aux problèmes des restaurateurs. Vanessa Côté, propriétaire du restaurant Le Brunch sur la rue des Forges à Trois-Rivières, assure à elle seule le service de la salle à manger. Les quatre employés qui l’aident normalement ne souhaitent pas retourner au travail. Selon elle, la prestation canadienne d’urgence est en cause.

Pour entendre une entrevue sur le sujet avec des restaurateurs à l'émission 360 PM, cliquez ici.

En été, on est au moins quatre ou cinq serveuses. Maintenant, je suis seule. Je dois tout faire, servir les clients, faire la vaisselle. La plupart des gens ne veulent pas revenir. Ils reviennent une ou deux journées pour conserver leur prestation canadienne, dénonce Vanessa Côté.

La fin du report des paiements comme la TPS et la TVQ arrivera à échéance le 31 août.

Avec les informations de Jacob Côté

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