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Lethbridge accueille les meilleurs judokas du pays

Deux judokas s'attrapent l'un l'autre et essaient de se faire tomber.

L’un des objectifs de cette reprise consiste à retrouver des sensations kinesthésiques propres au judo, mais aussi à réhabituer le corps aux chocs de la confrontation.

Photo : Radio-Canada / Fuat SEKER

L’équipe canadienne de judo termine vendredi un stage d'entraînement de trois semaines, à Lethbridge, en Alberta. À un an des Jeux olympiques de Tokyo, l'Institut national du sport du Québec, où ils s'entraînent habituellement, interdit toujours les contacts à l'entraînement en raison de la pandémie.

Les tatamis du club de judo Kyodokan de Lethbridge, le centre d’entraînement régional de Judo Canada, tremblent exclusivement sous les chutes des neuf meilleurs judokas du pays, depuis le 23 juin dernier.

L’objectif est de se préparer dans les meilleures conditions pour décrocher une sélection pour les Jeux olympiques de Tokyo en 2021, explique l'entraîneur Sasha Mehmedovic.

Sasha Mehmedovic marche sur un tatami.

L'entraineur Sasha Mehmedovic vise au minimum deux médailles olympiques à Tokyo en 2021.

Photo : Radio-Canada / Fuat SEKER

Rien de mieux que la reprise des combats.

Sasha Mehmedovic, entraîneur national

Une reprise qui était attendue avec impatience, selon Antoine Valois-Fortier, médaillé de bronze des JO de Londres en 2012, dans la catégorie des moins de 81 kg.

Ça faisait quelques mois que je n’avais pas pratiqué le judo, certainement ma plus longue pause sans judo, sans être blessé, donc je suis très content de reprendre, confie-t-il.

Antoine Valois-Fortier à genoux sur le tatami. Il transpire.

Antoine Valois-Fortier prend une pause entre deux combats d'entrainement.

Photo : Radio-Canada / Fuat SEKER

Même si Catherine Beauchemin-Pinard, championne panaméricaine des moins de 63 kg, avoue avoir été un peu sceptique et surprise par la reprise. Elle est contente d’avoir repris l'entraînement et de retrouver ses partenaires.

L’Alberta favorable à la reprise

C'est l'Alberta, actuellement dans la deuxième phase de son processus de déconfinement, qui a été retenue par Judo Canada pour accueillir l’équipe. Si certaines conditions sont remplies, la province autorise les contacts dans certains sports de combat tel que le judo.

Du côté de l’équipe technique, c’est Tiffany Hunting, la thérapeute en chef qui s’occupe de jouer les garde-fous en ce qui concerne les mesures sanitaires.

Nous respectons les mesures imposées par la province.

Tiffany Hunting, thérapeute en chef

Chaque jour on remplit un questionnaire pour être sûr que personne ne présente de symptômes. On prend la température deux fois par jour. Si quelqu’un présente des symptômes, on va le mettre en isolement, et tout le reste du groupe va être suivi de très près pour être sûr que ça ne se propage pas. En cas de symptômes, on demandera à faire des tests, mais surtout le plus important, on reste dans notre bulle, c’est-à-dire entre nous, explique-t-elle.

Tiffany Hunting, thérapeute en chef, pose un bandage sur le pied d'un judoka allongé sur le tatami.

Tiffany Hunting, thérapeute en chef de l'équipe de judo du Canada, bande les athlètes qui en ont besoin avant l'entrainement.

Photo : Radio-Canada / Fuat SEKER

Ces mesures semblent satisfaire les athlètes. Pour Antoine Valois Fortier, l'équipe technique a vraiment tout ce qu'il était possible de faire pour que la pratique du judo puisse être reprise de manière sécuritaire ici en Alberta. Catherine Beauchemin-Pinard, quant à elle, estime que toute l’organisation avec le dojo, l'hôtel, les systèmes mis en place pour les nettoyages des tatamis et des judogis rassurent et mettent à l’aise.

L’un des objectifs de cette reprise consiste à retrouver des sensations kinesthésiques propres au judo, mais aussi à réhabituer le corps aux chocs de la confrontation.

On avait mal partout au début, mais on fait ça progressivement, alors là ça va déjà mieux, dit le médaillé de bronze olympique de Londres.

Habituellement, quand on arrête, c’est juste une ou deux semaines, et je trouvais que c’était déjà dur sur les doigts ou le corps. C’est clair que ça donne une claque dans la face de recommencer, mais il fallait bien recommencer à un moment donné, dit-il.

Calendrier international incertain

Au-delà des conditions d'entraînement, l’autre flou concerne le calendrier des compétitions internationales.

Selon les dernières nouvelles de la Fédération internationale de judo, la reprise devrait avoir lieu mi-septembre, avec un grand prix à Zagreb, en Croatie. Ce tournoi permettrait de glaner des points pour la qualification olympique.

Le processus de qualification [olympique] n’est pas terminé, rappelle Antoine Valois-Fortier.

Il était cinquième au classement mondial, et donc potentiellement déjà qualifié pour les Jeux olympiques au moment de la pandémie, mais il doit poursuivre ses efforts et continuer à gagner des points sur les différents tournois de la Fédération internationale de Judo (IJF).

Même son de cloche du côté de Catherine Beauchemin-Pinard. J’étais dans le top 8 mondial et donc qualifiable pour les JO au moment de la pandémie, cependant je suis confiante pour la suite, si je ne me blesse pas, confie-t-elle.

Catherine Beauchemin-Pinard souriante en plan épaule.

Catherine Beauchemin-Pinard est la seule athlète féminine du stage.

Photo : Radio-Canada / Fuat SEKER

Ecaterina Guica et Jessica Klimkait, deux autres forts potentiels qualifiables pour les Jeux olympiques auraient dû participer au stage. Elles ont dû déclarer forfait pour cause de blessure.

Même si l’entraîneur Sasha Mehmedovic se veut confiant, il explique qu’il ne faut pas se reposer sur ses lauriers et que la qualification est encore à obtenir de façon officielle.

Je vise au minimum deux médailles olympiques à Tokyo, dit-il.

L’équipe a déjà prévu de revenir à la fin du mois pour trois nouvelles semaines d'entraînement afin de poursuivre sa préparation.

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