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Le couvre-visage deviendra-t-il obligatoire, même en région?

Une pharmacienne accueille une cliente à la porte. Les deux femmes portent un masque.

À plusieurs endroits, les gens arborent déjà le masque.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Alors que la Ville de Montréal envisage déjà de rendre obligatoire le port du couvre-visage dans les lieux publics fermés, l’idée de l’imposer en Mauricie semble faire tranquillement son chemin chez plusieurs commerçants.

Par exemple, à la pharmacie Brunet dans le quartier Sainte-Marguerite à Trois-Rivières, la mesure serait la bienvenue.

Déjà, chaque client doit se laver les mains à un lavabo à l’entrée et répondre à un questionnaire oralement sur sa santé.

Pour la pharmacienne-propriétaire Isabelle Baril, le port du masque serait une protection supplémentaire pour ses clients qui sont souvent vulnérables ou âgés.

Ici, à notre pharmacie, on a beaucoup de patients qui sont immunosupprimés, explique la pharmacienne Isabelle Baril. Donc c'est certain qu'en portant un masque, on permet de protéger ces gens-là qui sont beaucoup plus vulnérables. C'est certain que dans un endroit clos, c'est une mesure selon moi, c'est une opinion personnelle, qui est très peu coûteuse et pas trop invasive, on peut l'enlever en sortant.

Même son de cloche chez Fouquet Morel, une épicerie fine et un service de traiteur dans le secteur de Normanville. La propriétaire Marylène Lemire explique qu’il est difficile de maintenir la distanciation sociale à l'intérieur des murs de l'entreprise.

Je pense que ça va améliorer la fluidité du magasinage de nos clients. Ça va être plus plaisant de faire ses commissions et en même temps, on va se sentir tous un peu plus à l’aise, parce que dans les petits commerces comme le nôtre, c’est difficile de garder les deux mètres de distance.

Marylène Lemire, propriétaire de Fouquet Morel

Qu’en dira la population?

Pour les Trifluviens rencontrés à la sortie des commerces, une telle mesure semble être de mieux en mieux acceptée, mais ce n’est pas nécessairement ce que les commerçants observent.

À la quincaillerie Home Hardware, toujours à Trois-Rivières, Alain Janvier croit que des mesures supplémentaires au lavage de mains seraient difficiles à imposer.

Plusieurs clients sont déjà mécontents quand ils viennent. Ça ne va pas bien à date.

Alain Janvier, employé du Home Hardware

Il estime d'ailleurs à 25 % le pourcentage de clients qui arborent un masque lors de leurs visites.

D’autres entrepreneurs ne sont toujours pas convaincus de la nécessité d’imposer cette nouvelle règle.

Je ne suis pas pour, mais je ne suis pas contre le port du masque, indique Georges Brunelle, directeur des opérations de plusieurs commerces de détail à Trois-Rivières.

Par contre, je ne vois pas l’utilité. Il va falloir prouver aux gens que c’est très utile, ajoute-t-il.

Pour entendre une entrevue avec Georges Brunelle sur le sujet à l'émission 360 PM, cliquez ici.

Rappelons que plusieurs acteurs de la santé ont déjà fait des recommandations pour que le port du masque soit obligatoire dans les lieux publics.

Avec les informations de Sarah Désilets-Rousseau

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Mauricie et Centre du Québec

Santé publique