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Éclosion de COVID-19 : une meilleure communication aurait-elle changé les choses?

Dennis King, assis à une table devant un drapeau du Canada et un drapeau de l'Île-du-Prince-Édouard.

Dennis King, premier ministre de l'Île-du-Prince-Édouard

Photo : Radio-Canada

François Pierre Dufault

Une meilleure communication entre les autorités fédérales et provinciales aurait-elle pu empêcher une éclosion de la COVID-19 à l'Île-du-Prince-Édouard et en Nouvelle-Écosse?

C'est ce que laisse entendre le premier ministre insulaire, Dennis King, qui invite du même souffle les gouvernements fédéral et provinciaux à se parler davantage pour éviter qu'une telle situation ne se reproduise.

Selon les autorités, c'est un homme qui se rendait des États-Unis au Canada avec un visa d'étudiant qui est à l'origine de l'éclosion. L'individu aurait transmis le coronavirus à un homme de l'Île-du-Prince-Édouard, qui l'aurait ensuite lui-même transmis à trois personnes de son entourage, y compris une travailleuse dans une résidence pour aînés.

À son arrivée au pays, l'étudiant étranger aurait obtenu le feu vert des autorités frontalières à l'aéroport de Toronto pour prendre un vol de correspondance vers Halifax. Il aurait ensuite mis le cap sur l'Île-du-Prince-Édouard, où il avait apparemment l'intention d'entreprendre des études, mais il s'est vu refuser l'entrée dans la province parce qu'il n'avait pas en main une autorisation préalable.

Nous devons mettre en place un protocole plus efficace et plus synchronisé entre les services frontaliers et les autorités provinciales.

Dennis King, premier ministre de l'Île-du-Prince-Édouard

L'individu âgé d'une vingtaine d'années demeure en isolement dans un hôtel en Nouvelle-Écosse sous l'autorité fédérale.

Une affiche identifiant l'aéroport international Stanfield d'Halifax.

L'hôtel où loge l'étudiant est situé près de l'aéroport d'Halifax.

Photo : Radio-Canada / CBC

Dennis King rappelle que les visiteurs de l'extérieur de la région atlantique doivent avoir de bonnes raisons pour se rendre à l'Île-du-Prince-Édouard, et que leurs déplacements doivent être approuvés à l'avance par les responsables de la sécurité publique. Un visa d'étudiant délivré par le gouvernement canadien ne garantit pas forcément la permission d'entrer dans la province, précise le premier ministre.

La province insulaire a déjà refoulé au pont de la Confédération des dizaines de voyageurs dont les déplacements n'étaient pas jugés essentiels par les autorités.

Un policier parle avec un automobiliste avec en arrière-plan une pancarte de l'Île-du-Prince-Édouard.

Les automobilistes doivent s'arrêter à des points de contrôle lorsqu'ils veulent entrer à l'Île-du-Prince-Édouard.

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

Lorsqu'une personne franchit la frontière internationale, les agents des services frontaliers lui demandent-ils quelle est sa destination finale, et si elle a été en contact avec ce gouvernement pour s'assurer que tous les protocoles sont respectés? Ce que nous essayons de déterminer maintenant, c'est si cette question est posée, a déclaré Dennis King à la radio de CBC à l'Île-du-Prince-Édouard.

La médecin hygiéniste en chef de la province insulaire, la Dre Heather Morrison, invite à son tour les gouvernements à maintenir les canaux de communication ouverts. Je pense qu'en tant que province, nous devons continuer à parler au gouvernement fédéral à propos des frontières, dit-elle. C'est une grande discussion à cause du nombre de cas [de la COVID-19] qui augmentent ailleurs [dans le monde].

Heather Morrison assise à une table devant un drapeau du Canada et un drapeau de l'Île-du-Prince-Édouard.

La Dre Heather Morrison, médecin hygiéniste en chef de l'Île-du-Prince-Édouard

Photo : Radio-Canada

À la suite de cette éclosion, la Nouvelle-Écosse a annoncé qu'elle obligerait dorénavant les visiteurs de l'extérieur de la bulle atlantique à remplir un formulaire contenant leurs coordonnées, afin que des fonctionnaires de la province puissent les suivre pendant leur isolement de 14 jours.

À cause de la pandémie, les autorités fédérales limitent temporairement les arrivées internationales aux aéroports de Montréal, de Toronto, de Calgary et de Vancouver.

Pour sa part, l'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) confirme, dans un échange de courriels avec Radio-Canada, que le voyageur qui se rendait des États-Unis vers l'Île-du-Prince-Édouard remplissait toutes les conditions d'entrée, que toutes les mesures de contrôle frontalier renforcées ont été suivies et que l'individu était asymptomatique à son entrée.

L'ASFC s'est engagée à travailler avec toutes les provinces et les territoires et l'Agence de santé publique du Canada (ASPC) pour atteindre un objectif commun, soit assurer la santé et la sécurité publiques.

Déclaration de l'Agence des services frontaliers du Canada

L'ASFC dit qu'elle recueille les données biographiques de base et les coordonnées des voyageurs étrangers au nom de l'ASPC, mais que c'est cette dernière qui détermine quand et comment transmettre ces informations aux autorités provinciales ou aux organismes d'exécution de la loi.

L'agence responsable des points d'entrée au pays rappelle aux voyageurs qu'ils doivent également consulter les sites Internet des provinces et territoires où ils souhaitent séjourner pour s'assurer qu'ils connaissent les exigences [...] en matière d'entrée, de quarantaine et de santé publique et qu’ils peuvent s’y conformer.

Avec les informations de CBC

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