•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Des bars peinent à faire respecter les normes sanitaires

Trois personnes sont en train d'installer des clôtures et des tables sur une terrasse située sur le trottoir et dans la rue.

La terrasse du Trèfle Noir, sur la rue principale à Rouyn-Noranda.

Photo : Radio-Canada / Alexia Martel-Desjardins

Radio-Canada

Certains bars et restaurants du centre-ville de Rouyn-Noranda se voient forcés de modifier leurs pratiques et de resserrer les règles parce qu’ils ont de la difficulté à faire respecter les normes sanitaires.

La Brasserie artisanale Le Trèfle noir a pris la décision de désormais fermer sa terrasse à 21 h. La copropriétaire du bar et microbrasserie Le Trèfle Noir, Mireille Bournival, rapporte que les employés ont de la difficulté à faire respecter les mesures sanitaires après une certaine heure,

On a remarqué que dépassé 21h, 22h, les clients qui venaient au Trèfle venaient peut-être plus dans un but de festoyer, ce qui est normal parce qu’un bar, c’est à ce que ça sert normalement. Mais, en période de déconfinement, je pense qu’il faut un peu repenser la notion de bar et voir plus ça comme un lieu où on vient prendre une ou deux bières avec un ami et non un endroit où on vient abuser de l’alcool, estime-t-elle.

Mireille Bournival debout devant l'entrée du bar Le Trèfle Noir.

Mireille Bournival, copropriétaire de la microbrasserie Le Trèfle Noir.

Photo : Radio-Canada / Alexia Martel-Desjardins

Sur les réseaux sociaux, Le Trèfle noir demande la collaboration de sa clientèle en affirmant devoir fermer la terrasse plus tôt, car les propriétaires de l’entreprise peinent à faire respecter les règles de distanciation physique depuis l’ouverture du bar, le 15 juin.

Le bistro-bar le Cachottier, voisin du Trèfle Noir, fait également face au même défi, comme l’explique le copropriétaire de l’établissement, Thomas Deslauriers.

Les gens sont un peu indisciplinés, mais en même temps c’est compréhensible, dit-il. On a passé trois mois enfermés et, du jour au lendemain, quasiment sans avertissement, ils ouvrent les restaurants. Ce n’est pas évident de faire comprendre à des gens en boisson qu’ils doivent rester assis.

La devanture d'un restaurant.

Le bistro bar le Cachottier, sur l'avenue Principale à Rouyn-Noranda, a rouvert ses portes le 16 juin dernier.

Photo : Radio-Canada / Alexia Martel-Desjardins

Thomas Deslauriers prévoit aussi que le Cachottier resserrera les règles, selon les directives du gouvernement.

On attend de voir, on y va pas mal à la semaine, je dirais.

Les deux propriétaires s’estiment toutefois chanceux de pouvoir de nouveau accueillir des clients, malgré les actes de vandalisme commis récemment. En effet, Thomas Deslauriers croit s'être fait voler une table sur la terrasse, et la vitre du restaurant à côté du sien a été fracassée.

Depuis 8 ans, on a été très chanceux, c'est peut-être la deuxième fois qu'il arrive quelque chose. Le vandalisme, il y en a toutes les années, ça n'a pas rapport avec la rue piétonne, selon moi, c'est juste la normalité, pense-t-il.

Mireille Bournival abonde dans le même sens et ne croit pas que la rue piétonne incite les gens à contrevenir aux directives de la santé publique.

Je ne pense pas que c'est ça [la rue piétonne] qui fait en sorte que ça dégénère plus que d'habitude. C'est juste que, cette année, on a plus de normes et de règles à faire respecter, c'est vraiment ça la difficulté. En plus des autres bars qui ne sont pas ouverts, ajoute-t-elle. En étant moins nombreux, la clientèle moins évidente, on se la partage moins. En fait, on a plus de clientèle récalcitrante.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Abitibi–Témiscamingue

Restaurants