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La collecte des matières compostables débutera en novembre dans la Vallée-de-l’Or

Quelqu'un verse des déchets de table dans un bac de compost brun.

Les experts estiment que 47% du contenu du bac à déchets peut être utilisé pour le compostage.

Photo : Radio-Canada / Jean-Marc Belzile

La collecte des matières compostables débutera officiellement le 1er novembre prochain dans les six municipalités de la MRC de la Vallée-de-l’Or (MRCVO).

Tous les immeubles et résidences de neuf logements ou moins recevront un bac brun de 80 litres cet automne afin d’y déposer leurs matières organiques, en plus d‘un petit bac de cuisine.

Les matières seront recueillies à chaque semaine, 12 mois par année, et traitées dans la nouvelle plate-forme de compostage que la MRCVO construit cet été, au coût de 6,4 millions $.

Cinq hommes avec des casques de construction blancs se tiennent debout sur un terrain vague avec des piles de terres.

Cinq des six maires de la MRC ont participé à la première pelletée de terre de la plate-forme de compostage.

Photo : Radio-Canada / Marc-André Landry

En plus des résidus alimentaires, les citoyens pourront aussi y déposer leurs résidus verts, tels que le gazon, les feuilles ou les branches d’arbres.

La MRCVO n’a pas dévoilé d’objectif précis en termes de quantité de matières à collecter, mais le préfet Martin Ferron est convaincu que la population va adhérera en grand nombre à ce nouveau service.

Ça fait longtemps qu’on y travaille et que la population l’attend, mais ça prendra de la sensibilisation et de l’éducation, comme avec les matières récupérables, explique-t-il. Au début, ce n’est pas tout le monde qui a embarqué, mais maintenant, presque tout le monde a son bac ou son sac bleu en avant de la maison la journée de la récupération. Ça va être la même chose pour le compostage. On va y aller par étapes. On a vu ce qui s’est fait ailleurs et ça va en augmentation au fil des mois et des années.

La Vallée-de-l’Or prévoit étendre la collecte des matières organiques aux immeubles de plus de neuf logements, aux commerces, aux industries et aux institutions dans une deuxième phase, d’ici 12 à 18 mois.

Une deuxième vie

Les experts estiment que 47 % du contenu du bac à déchets peut être utilisé pour le compostage. Le directeur du Service du service de l’environnement, Marco Veilleux, affirme que la diminution des déchets aura un impact gigantesque pour l’avenir de l’écocentre.

En plus d’occuper de l’espace, les déchets produisent des gaz à effet de serre et attirent des animaux, souligne-t-il. Il y a plein de nuisances qu’on n’aura plus en faisant du compostage et on va prolonger la durée de vie de nos cellules d’enfouissement. En plus, on prend nos déchets pour produire une nouvelle matière qu’on va mettre en circulation et qui va donner une deuxième vie à d’autres sites.

Marco Veilleux parle à lutrin posé sur un terrain vague avec du gravier et des piles de terre.

Marco Veilleux, directeur du Service de l'Environnement de la MRC Vallée-de-l'Or.

Photo : Radio-Canada / Marc-André Landry

Il ajoute que le compost produit pourrait notamment servir à l’industrie minière, pour rétablir des sites à résidus, ou encore pour la sylviculture, les aménagements paysagers des municipalités ou les ensembles résidentiels.

Pas d’odeurs

M. Veilleux est convaincu que la perception négative des gens envers le compostage tend à disparaître.

Les gens sont déjà habitués à trier leurs déchets et ça leur amène juste un pas de plus à faire, précise-t-il. On sait que c’est très attendu. Pour ce qui est des odeurs, le compost n’en génère pas en seulement une semaine. C’est aussi pour cette raison qu’on a fait le choix de collecter toutes les semaines. On veut aussi le faire même en hiver pour que les citoyens gardent leurs bonnes habitudes toute l’année.

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Abitibi–Témiscamingue

Matières résiduelles