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L’emploi des mères a été plus durement touché pendant la pandémie

Une mère fait l'école à la maison à ses enfants.

Les hommes retournent plus rapidement au travail que les femmes au moment où l'économie canadienne reprend, selon l'étude des sociologues de l'UBC.

Photo : iStock

La pandémie de COVID-19 a augmenté les inégalités de genre en ce qui concerne l’emploi des mères d’enfants en bas âge, concluent deux sociologues de l’Université de la Colombie-Britannique (UBC).

L’emploi des mères a vraiment été plus durement touché pendant la pandémie, lance Sylvia Fuller, l’une des signataires de l’étude. 

Les chercheuses ont utilisé des données de Statistique Canada sur la population active entre les mois de février et de mai 2020 pour leur étude publiée cette semaine dans la revue Analyse de politiques. Elles notent que l’écart s’est particulièrement creusé pour les mères les moins diplômées.

Les mères les moins diplômées plus touchées

Pour les mères d'enfants d’âge scolaire et détenant un diplôme d’étude secondaire ou ayant une scolarité moindre, le taux d’emploi était de 1,6 % plus bas que celui des hommes en février. En mai, il était de 16,8 % plus bas. 

Certains groupes sont plus vulnérables sur le plan économique et social en raison de la pandémie. Ce que nous voyons est que le travail des mères est plus fortement touché que celui des pères.

Sylvia Fuller, sociologue, UBC

Pour les parents de tous les niveaux d’éducation, l’écart sur le plan de l’emploi, entre février et mai, entre les homme et les femmes est passé de 0,8 % à 7,3 % pour les parents d’enfants d’âge scolaire et de 1 % à 2,5 % pour les enfants d’âge préscolaire, souligne le papier. 

Il relève aussi que chez les parents ayant une formation universitaire, une différence est apparue au début de la pandémie, pour ensuite disparaître en avril. En effet, les parents les plus diplômés ont souvent des emplois plus flexibles qui se prêtent au télétravail, explique Mme Fuller. 

Une pandémie qui exacerbe les écarts

Les chercheuses soutiennent que ces différences en matière d’emploi ont plusieurs causes différentes, notamment l’écart qui préexistait avant la pandémie, mais aussi le fait que les mères sont plus susceptibles de travailler dans des emplois à temps partiel, qui sont souvent les premiers à être coupés en temps de crise économique. De plus, elles avancent que dans les familles dont le niveau d’éducation est moins élevé, les mères travaillent dans des secteurs comme le commerce ou l'hôtellerie, qui sont durement affectés par le confinement.

Elles pensent qu'un système garderie public bien financé fait partie de la solution pour réduire les écarts.

Avec des informations de Rafferty Baker, CBC

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