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Un premier Autochtone au C. A. de la Régie de la santé de la Nouvelle-Écosse

Stephen Augustine parle au micro.

Stephen Augustine est le premier représentant autochtone à siéger au conseil d'administration de la Régie de la santé de la province.

Photo : Radio-Canada / Tom Ayers

Radio-Canada

Le vice-président associé de l'Université du Cap-Breton pour les Affaires autochtones et le Collège Unama'ki, Stephen Augustine, entame mercredi un mandat de trois ans en tant qu'administrateur au sein du C. A. de la Régie de la santé de la Nouvelle-Écosse. Il est le premier Autochtone à occuper ce poste.

M. Augustine s’est dit surpris d’apprendre être le premier représentant autochtone à occuper cette fonction.

C’est le bon moment, a-t-il déclaré après l'annonce de sa nomination lors de l'assemblée générale annuelle de la Régie, mardi. Les choses changent assez rapidement en matière d'inclusion et de diversité.

Stephen Augustine enseigne les programmes d'éducation interculturelle depuis les années 70.

Je vais pouvoir lancer beaucoup de discussions au sein du conseil d'administration sur les questions de diversité, a-t-il avancé.

Les membres du conseil d'administration de la Régie, tous blancs, sont assis à des tables en train de travailler à leurs ordinateurs.

Le conseil d'administration ne comptait aucun membre de la diversité avant la nomination de Stephen Augustine (archives).

Photo : Radio-Canada

Frank van Schaayk, le président du conseil d'administration, admet également que le plus important reste à faire afin de refléter la diversité de la Nouvelle-Écosse. L'ancien conseil était entièrement composé d'hommes et de femmes blancs.

Nous sommes conscients que le fait d'avoir une personne issue de la diversité au sein d'un conseil de 13 personnes qui, lui, représente une organisation de plus de 23 000 personnes n'équivaut pas à une représentation équitable, a reconnu M. van Schaayk.

Lorsqu'on l'interroge sur l'histoire du conseil et sur la raison pour laquelle il ne s’est pas diversifié plus tôt, M. van Schaayk hésite à commenter. Je n’étais pas là, je n’en faisais pas partie, pour être honnête. Donc ce ne serait pas juste pour mes collègues et mes prédécesseurs [de commenter].

Le président a tenu à souligner que, pendant plus d'un an, il a eu des discussions avec des groupes de dirigeants autochtones et africains de Nouvelle-Écosse afin de trouver des personnes intéressées à se joindre au conseil d’administration.

La formation du conseil d'administration : un vrai « cube Rubik »

Selon M. van Schaayk, siéger au conseil est un mandat exigeant nécessitant environ une trentaine de réunions par an et plusieurs voyages.

Il a comparé la formation du conseil d’administration au fait de résoudre un cube Rubik. Nous avons des considérations géographiques, nous avons des exigences en matière de compétences, nous avons toute la question de l'impact, explique-t-il, ajoutant au passage qu'il faudrait peut-être modifier la loi pour y inclure des sièges réservés à des gens issus de communautés diversifiées.

Entre-temps, un poste au conseil d’administration demeure vacant. M. van Schaayk avance qu'un candidat issu des minorités a été sélectionné. Il compte faire une annonce dans les mois à venir.

Jusqu'à présent, nous n'avons pas eu une représentation équitable de tous les Néo-Écossais au sein du conseil d'administration et ça doit simplement changer.

Frank van Schaayk, président du conseil d'administration de la Régie de la santé de la Nouvelle-Écosse
Frank van Schaayk est debout dans une salle de conférence.

Frank van Schaayk, président du conseil d'administration de la Régie de la santé de la Nouvelle-Écosse.

Photo : Radio-Canada / Craig Paisley

Stephen Augustine espère qu’il pourra jouer un rôle dans ce changement. Il souligne que partout au Canada, les populations autochtones n'ont pas bénéficié de soins de santé adéquats au fil du temps. Il précise que ces disparités de soins ne sont peut-être pas aussi importantes en Nouvelle-Écosse qu’ailleurs, mais que le système a encore beaucoup à faire pour être plus inclusif.

Je constate qu'il y a beaucoup de plaintes concernant le manque de service et le manque de médecins ici, au Cap-Breton. J'ai donc été heureux d'être sollicité et je parlerai non seulement au nom des Premières Nations, mais aussi des habitants du Cap-Breton.

Il participera à sa première réunion du conseil plus tard dans l'été, mais avant d’y prendre part, il aura beaucoup de préparation à faire.

Avec les informations de Carolyn Ray, de CBC

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