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Le créateur du PlexCoin doit aller en prison

Dominic Lacroix et sa conjointe Sabrina Paradis-Royer au palais de justice de Québec.

Dominic Lacroix et sa conjointe Sabrina Paradis-Royer au palais de justice de Québec (archives).

Photo : Radio-Canada / Yannick Bergeron

L'homme d'affaires Dominic Lacroix doit quitter sa luxueuse résidence de Charlesbourg pour se rendre à quelques kilomètres de là, au Centre de détention de Québec.

La Cour d'appel vient de confirmer que le créateur du PlexCoin devra purger six mois de prison, pour outrage au tribunal.

Cette peine ne vise pas les malversations alléguées, liées à la création de monnaie contrefaite, mais plutôt le comportement de Lacroix alors que l'Autorité des marchés financiers (AMF) tentait de protéger l'argent des investisseurs.

Selon l'AMF, la vente du PlexCoin, qui devait concurrencer le Bitcoin, aurait rapporté près de 15 millions de dollars.

Un homme pousse un chariot sur lequel se trouvent des ordinateurs.

En juillet 2018, du matériel informatique avait été amené dans une salle d'audience pour que Dominic Lacroix puisse transférer 3,7 millions de dollars en Bitcoin, sous l'ordre du juge.

Photo : Radio-Canada / Yannick Bergeron

La Cour supérieure avait ordonné à Lacroix, entre autres choses, de fermer les sites Internet de sa cryptomonnaie, de faire une reddition de comptes et de fournir les noms d'usager et mot de passe de ses comptes.

Pour avoir refusé d'obtempérer, il avait été condamné pour outrage au tribunal.

Lacroix avait alors porté sa cause en appel, estimant que la Cour ne devait pas lui imposer de la détention, mais tout au plus des amendes ou des travaux communautaires.

Les juges de la Cour d'appel ont rejeté ses prétentions en soulignant sa désinvolture.

Le jugement fait état du mépris flagrant et persistant dont il fait preuve pour l’autorité des tribunaux.

Accusations pénales

Le mois dernier, l'AMF a intenté une poursuite pénale contre Dominic Lacroix et deux associés.

Lacroix, sa conjointe et un ex-employé sont accusés d'avoir offert des placements, sans avoir les documents légaux pour le faire.

L'homme d'affaires est aussi accusé d'avoir donné des informations fausses ou trompeuses aux investisseurs.

L'AMF a réussi à récupérer quelque 7 millions de dollars. La Cour doit maintenant déterminer comment l'argent sera redistribué aux différents investisseurs.

Dominic Lacroix a aussi fait l'objet d'une poursuite par les autorités américaines, qui s'est soldée par un règlement à l'amiable.

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